[16+] Qu'as-tu dans le ventre?

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[16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sasha Ryan le Lun 9 Nov - 17:34


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<< P.R… Maison. >>

<< Qu’est-ce que tu racontes? >>

Je lève la tête vers Taylor. Nous volions depuis des heures dans la nuit à la recherche d’un endroit calme et sécuritaire.

<< Mon amie m’a montré quelques hiéroglyphes égyptiens quand on vivait chez toi. Les deux premières lettres de nos noms de familles, PR signifie maison. >>

Taylor s’arrêta dans le ciel et s’approcha de moi tout en me souriant. Juste à moi. Il mit sa main sur mon ventre tout en m’embrassant.

<< Tu es ma maison. Sans toi, je suis perdu. >>

Ces mots me fessaient du bien, j’aimais les entendre.

<< Je t’aime. >>

<< Je t’aime aussi ma belle. >>

Puis, derrière lui j’aperçus une île. Voyant mon regard, il se tourna et la vit aussi. Celle-ci était en forme de croissant, il y avait une plage sur les parois intérieures et une haute falaise sur celles extérieurs. L’île semblait parfaite, jusqu’à ce que je remarque qu’elle semblait bouger toute seule.

<< Elle bouge toute seule non? >>

<< C’est l’île des terres perdues, je pensais qu’elle n’existait pas, que ce n’était qu’un mythe… Viens, c’est le meilleur endroit pour se cacher avant la... >>

Il me lança un de ces sourires signifiant ‘‘oups’’. Je me mis à rire tout en attrapant la main qu’il me tendait. Nous nous étions mis d’accord pour ne pas parler de bébés à voix haute. Déjà, mon ventre semblait s’arrondir. Pourtant, je ne les portais que depuis sept semaines… Nous étions allés voir un médecin, un ami de Taylor pour ce petit problème.

*Flashbacks : J’étais couché sur un lit métallique très froid. Ma main droite serrait un peu trop fort celle de Taylor, mais je ne pouvais m’en empêcher. J’avais peur pour Taylor Jr. Nous étions ici pour savoir s’il allait bien, mais je n’étais pas rassuré de mettre la vie de mon bébé entre un docteur dont je ne connaissais rien. Il est l’ami de Taylor, c’est pour cela que j’ai accepté. De plus, il m’a assuré que Fitzgerald travaillait avant dans un vrai hôpital. L’homme s’approcha, il devait avoir dans la quarantaine.

<< Bonjour Sasha, Taylor m’a tout expliqué. Avant de commencer, j’aimerais vous parler d’un autre cas. >>

Mon cœur se serre. Pourquoi veut-il me parler d’un autre cas? Il y a-t-il des chances pour que mon bébé meure? Ne pouvons-nous pas avoir d’enfant depuis la grande explosion? Allait-il être malade? J’avais peur. Je devais être pâle comme un linge…

<< Quoi donc mon vieil ami? >>

<< Une femme est venue me voir pas plus tard qu’hier. Tout comme vous son bébé grandit très vite. À vrai dire, tout à commencer après la sixième semaine, après que le cœur s’aille former. Elle est venue parce qu’elle était sur le bord d’accoucher. Le bébé est né ici même, dans cette salle. >>

<< Elle était enceinte depuis combien de semaine? >>

Je ne parlais toujours pas, j’en étais incapable. J’étais bien heureuse que Taylor aille la situation en main, parce que moi… J’avais l’impression que j’allais tomber dans le vide (même si j’étais couché dans ce lit).

<< Seize semaines. Après l’enfant grandira encore plus vite. Il s’arrêtera surement après avoir atteint ses 21 ans d’apparence. >>

Mon bébé allait paraître plus vieux que moi? Pourquoi cette idée me répugnait tant?

<< Je vais vous faire une échographie aujourd’hui, mais j’aimerais que vous veniez me voir demain pour que je fasse des prélèvements et des tests. >>

Je serais la main de Taylor et entendant prélèvements et tests. Mon bébé n’est pas un rat de laboratoire!

<< Pourquoi des tests? >>

<< Ta femme porte quelque chose que nous ne connaissions pas, c’est l’une des premières, nous devons la surveiller pour son bien et celui de l’enfant. >>

Non! Je ne veux pas y croire. J’avais une soudaine envie de me lever et de me sauver. Mon bébé n’est pas une chose et il n’est pas dangereux! Taylor se mit à me caresser le dos de la main avec son pouce. Je devais me calmer, me dis-je. Je passe l’échographie, puis je ne reviendrais plus jamais ici. Quelques minutes plus tard, Fitzgerald nous expliqua que nous attendions des jumeaux; Une fille et un garçon. Deux? J’attendais deux magnifiques bébés?! Joie. *


Mon homme nous amena près de la plage et me demanda de trouver du bois pendant qu’il allait chercher un abri. Environ trente minutes plus tard, il revena vers moi en me disant qu’il avait trouvé un endroit où dormir, un abri. Je le suivi, il m’amena vers un endroit où les arbres étaient denses. Il y avait un vieux tronc d’arbre surélevé pouvant parfaitement nous protéger de la pluie et des vents violent grâce à ses racines. Taylor avait créer un tapis d’épines de sapins pour nous servir de matelas et placé d’énormes feuilles autour des racines qu’il avait noué ensemble par de petites racines pour nous servir de mur. Je souris en voyant cela, c’était magnifique. Taylor est vraiment très habile de ses mains.

<< J’ai placé quelques pièges autour et j’ai réussi à attraper ça. >>

Il alla chercher un énorme sanglier sur le côté de notre petit nid douillet. Miam. Il me prit la main et m’amena vers la plage. Rendu à mon tas de brindilles, Taylor s’arrêta. Il prit les brindilles et fabriqua une petite pyramide, par la suite, il prit une allumette et alluma le feu. Il utilisa son khépesh pour enlever la peau couverte de poils de l’animal, puis accrocha l’animal sur un pieu que j’avais taillé. Taylor découpa la viande cru et m’en donna la moitié avant de suspendre la viande au-dessus du feu pour le faire cuire. J’allai m’assoir auprès de lui et je commençais à manger la délicieuse viande sanglante. Je ne comprendrais jamais pourquoi il la fait toujours cuire… Après, la viande est sèche et perd le goût du doux liquide de la vie… Quand Taylor eu fini son repas, il s’installa dans mon dos, ses jambes autour de moi. Je m’accotais contre son dos et m’endormis dans ses bras.


[HRP : source -> https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_%28hi%C3%A9roglyphe_%C3%A9gyptien%29 ]

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Reena Edmond le Mar 15 Déc - 22:05

Je zippais mon sac lorsqu’on frappa à la porte. Presque immédiatement, Sam cria mon nom et me dit de venir le rejoindre. Sans pouvoir réprimer un sourire, je mis mon sac sur l’épaule et alla rejoindre mon partenaire. On allait faire notre premier voyage ensemble, que nous deux, sans bain de sang ou de victimes à sauver. Alan, l’ange qui nous servait de voisin et notre meilleur ami, était venu s’occuper d’Eva le temps de notre périple. Je sortis de la chambre que Sam et moi partageons et me rendis à la cuisine, où tout le monde m’attendais. Alan parlait avec Sam, et Eva les écoutait, passionné de ce qu’ils disaient. J’attrapai la main de l’homme de ma vie et plongea mon regard dans le sien. Le silence se fit autour de nous et je ne pus que me concentrer sur ses magnifiques yeux bleus, qui commençaient justement à briller. Alan me réveilla lorsqu’il se racla la gorge. Sam et moi éclatons de rire, complice.

« Prête? me dit finalement Sam. »

Je répondis par l’affirmatif, le cœur battant à mille à l’heure.

Je touchai la bague en pierre située à mon annulaire gauche, et je sentis une bulle se gonfler dans ma poitrine. Le souvenir de cette journée s’imposa alors dans mes pensées.

*Flashback*
On était assis, Sam et moi, devant la cheminé. Un feu crépitait à l’intérieur, et nous étions emmitouflés dans une couverture l’un contre l’autre. Je soupirai de bonheur. J’avais perdu trois membres de ma famille en un an, mais j’étais heureuse d’être ici. Je sentis Sam gigoter près de moi, et je tournai la tête vers lui. Je voyais, à son expression, qu’il me cachait quelque chose.

« Qu’est-ce qu’il y a? lui demandais-je, inquiète, Tu as l’air préoccupé.

- Je peux rien te cacher, hein?
(Il sourit maladroitement, et je le sentis nerveux) Tu sais, Reena, j’y ai beaucoup réfléchis. Je suis terriblement amoureux de toi, et je veux que tout le monde sache que tu es à moi, et à moi seul. Je veux qu’on soit lié, qu’on vive longtemps ensemble, et… qu’on aille même des enfants.»

Son sourire avait disparu et je le sentais encore plus nerveux. J’étais capable de sentir son cœur battre la chamade à travers mon épaule qui touchait la sienne, et le sentiment intense qu’il ressentait fit que ses yeux se parsemèrent de paillettes bleues. J’en fus encore plus curieuse.

«Je ne suis pas doué pour dire mes sentiments et… Argh bon sang! Ce que je veux te demander, Reena, c’est est-ce que tu veux te marier avec moi? Je sais, c’est un peu déplacé avec les circonstances, les Créatiques et je comprendrais que tu dises non mais…

-Oui!
le coupais-je, Je le veux, Sam. Je le veux plus que tout. »

Son air soulagé me fit sourire. Il avait l’air heureux, et complètement ébahi. Il sortit alors une bague fait en pierre grise qui semblait avoir été sculpté à la main. Sur le dessus, il était écrit « R&S ». Sam m’expliqua que c’était lui qui l’avait sculpté et qu’Alan, avec son pouvoir de la terre, avait écrit nos initiales. Lorsqu’il glissa l’anneau sur  mon annulaire gauche, mon cœur explosa dans ma poitrine. Je l’aimais, et j’étais capable de tout pour lui. Je lui suivrais partout dans le monde, je lui donnerais ma vie s’il le fallait. Il était tellement bon avec moi, et, au fin fond de mon être, je pensais que je ne le mériterai jamais vraiment.

Sam, lui, rayonnait et ses yeux pétillaient plus que jamais.

« Je me suis arrangé avec Alan, et il veut bien servir de prêtre. Je me suis dit que, puisqu’il était un ange, ça pouvait faire l’affaire.»

On se regardait dans les yeux en souriant bêtement. Il me prit le visage entre ses mains et l’approcha de lui. Il me chuchota à quel point j’étais belle et qu’il m’aimait.

Je crus que j’allais mourir d’amour. Tellement. J’avais le cœur sur le bord d’éclater.

Il effleura ma bouche de la sienne, pour enfin m’embrasser avec fougue, et avec la promesse qu’on se supportera pour l’éternité, quoi qu’il arrive.


Nous voilà alors partit. Je serrai Eva une dernière fois dans mes bras, remerciai Alan et quittai la maison avec Sam. Ce voyage était notre lune de miel, et je me préparai à chérir toutes les secondes passées avec mon nouveau mari.

Le soleil se couchait lorsque nous nous enfoncions dans la forêt. Nous n’avions pas de destination précise, nous voulions tout simplement explorer le monde. Sam et moi marchions au même rythme, habitué à l’un et l’autre après de longues heures de voyages pédestres. Parfois, nous nous parlions, parfois non. Mais jamais nous ne ressentions un malaise. Jamais.

Au bout d’une heure de marche, Sam et moi sortions enfin de la forêt. Nous étions sur le haut d’une falaise qui surplombait l’océan. C’était magnifique. Tout était calme, silencieux, et je tenais la main de Sam fort dans la mienne. C’était parfait.
Sam pointa alors quelque chose au loin, vers l’océan.

 « Est-ce que tu vois ça, là-bas? »

Je plissai les yeux pour mieux voir. J’avais beau avoir une vue aiguisée depuis que je suis devenue une métamorphe, mais jamais je ne pourrai accoter les capacités oculaires de loup que Sam a héritée. Je me concentrai, et je l’aperçus. Une légère déformation de la ligne d’horizon se dressait au loin. Une île, me dis-je. Je regardai Sam, tout sourire.

 « C’était ton idée d’explorer le monde. Alors, allons-y.

-Je suis d’accord,
me répondis Sam en riant, Mais je tiens à remarquer que même si j’aurais dit non, on se serait retrouver sur cette île quand même. Tu en fais toujours qu’à ta tête.
Je lui répondis en riant, et sortis mes ailes d’aigle. Elles n’étaient pas grandes, mais elles étaient assez puissantes pour que je puisse transporter une personne dans mes bras. J’attrapai Sam par les aisselles.

 « Prêt, monsieur Walters?

-Arrête, Reena. Tu dis ça car tu sais que je déteste quand tu me transporte comme ça. Tu as une vraie tête de mule. »


J’éclatai de rire.

« Ravalez votre orgueil, monsieur Walters. N’oubliez pas que vous avez épousé cette tête de mule.»

Je m’envolai alors d’un battement d’ailes.

Je savais que même si Sam détestait que je le transporte, il adorait voler. La sensation était incroyable. Le vent qui balaye ton visage, la vue imprenable, l’adrénaline qui monte…  C’était merveilleux.

Ça nous prit vingt minutes avant de toucher terre. L’île était très étrange. Elle était en forme de demi-lune et semblait se déplacer toute seule.

On décida de s’installer sur cette île pour la nuit. La forêt allait pouvoir nous servir de cachette contre certains individus indésirables. On s’enfonça une nouvelle fois dans les bois, et nous nous arrêtons après être certain de s’être assez éloigné des extrémités de la forêt.

On monta la tente et nous fîmes un feu de camps.

 « Je vais aller chasser de quoi manger, dis-je, après avoir terminé toutes les installations, Ma transformation est moins difficile que la tienne, et ça ne prendra que quelques minutes.

- Reena, ne dis pas ça. Je sais que tu détestes quand je me transforme, mais je peux le faire. Je suis habitué à la douleur...

-À cause de ton père. Je sais, Sam. Mais je veux éviter de te voir souffrir. De toute manière, ma décision est prise. J’y vais. »


Et je regrettai très vite ma décision.

Je me mis à courir et sautai dans les airs pour prendre ma forme animale. Immédiatement, une douleur insupportable me prit et m’obligea à redevenir humaine. Je m’écrasai au sol en hurlant.

À peine quelques secondes plus tard, je sentis la chaleur de Sam à mes côtés. La douleur me tenaillait l’abdomen, et elle était tellement atroce que je ne pouvais me retenir de crier. C’était abominable. Je croyais que rien ne pouvait être pire que ça. Et je me trompais.

Je sentis couler un liquide visqueux entre mes jambes. Du sang. Je me rappelai un cours que j’ai eu en FAC médecine.

"Une fausse couche se caractérise par la perte des symptômes typiques de la grossesse; nausée, étourdissement, maux de têtes... Également, on peut la remarquer par une perte importante de sang aux parties génitales. Des maux importants au niveau de l’abdomen peuvent également être remarqués…"

Je sentis Sam me serrer dans ses bras et murmurer mon nom. Moi, je pleurais.

J’étais enceinte. Et j’avais perdu mon enfant.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sam Walters le Mar 29 Déc - 20:30

Je ne pouvais rien faire d’autre que de la serrer contre moi. Nous étions revenus difficilement à notre campement après ce qui venait de se passer. Le feu crépitait encore, alors je m’installai sur le sol, Reena callée sur le creux de mes hanches. Elle avait accoté sa tête sur mon épaule. Son corps était sans vie, complètement meurtri. Ses joues étaient baignées de larmes, et le pire dans tout ça, c’est que je ne savais pas quoi faire. Je me sentais impuissant. Et alors, je me rappelai ce que j’avais sentis lorsqu’elle s’était écrasée.

Lorsqu’elle s’est envolée, une douleur vive m’a vrillé l’abdomen, mais je l’ai mis vite de côté alors que Reena tombais vers le sol. Je me suis rendu près d’elle, mais ma douleur au ventre devenait plus intense, et un sentiment d’énorme tristesse m’a pris. Je ne compris pas pourquoi jusqu’à ce que je vois le visage de Reena, qui était complètement déconfit par la peine, et sa main crampée sur son ventre. Je ressentais tous ce qu’elle-même ressentait aussi. Sa panique, sa détresse et sa douleur physique, tous. Je restai confus pendant un moment, mais me ressaisis et serrant celle que j’aime dans mes bras. Je ne savais pas ce qui venait de se produire.

Et alors, je sus qu’est-ce qui se passait. Le sang qui coulait entre ses cuisses, ses maux de ventre... On avait perdu un enfant. J’avais eus un haut le cœur, complètement horrifié. J’avais de la misère à tenir debout, mais je devais rester fort, résister. Pour Reena.

Je revins à la réalité lorsqu’elle me parla, encore couchée contre mon torse.

– J’aurais dû le savoir, murmura-t-elle, Je trouvais que j’avais grossie mais… Je n’avais pas pensé…

Je serrai sa main dans la mienne, espérant lui apporter un quelconque réconfort.

- Hé, ça va aller, d’accord? Ne penses plus à ça, tu te flagelles pour rien. On ne pouvait pas le savoir, mais maintenant, on est averti. Notre vie n’est pas terminer, Reena. On a tout notre temps pour réessayer. Et on s’a, l’un et l’autre, on se soutiendra quoi qu’il arrive.

- C’est juste que… Je… Je ne pourrai pas l’oublier, Sam. Je ne pourrai pas oublier ce bébé.

- Moi non plus, Reena, moi non plus…


Après environ une heure, elle finit par s’endormir et, sans attendre plus longtemps, j’allai la coucher dans notre tente. On avait installé un matelas et plusieurs couvertures, ce n’était pas très confortable, mais ça nous suffisait amplement.

Reena ne broncha pas lorsque je la déposai et la bordai dans le lit. J’aurai voulu me glisser avec elle sous les couvertures, m’écrouler sous la fatigue, mais je ne pouvais pas. Je devais aller chasser quelque chose à manger, au moins pour le lendemain matin.

Je me mis en chasse sous les rayons de la lune. Je n’eus aucune misère  à trouver notre repas, un sanglier inconscient qui faisait tellement de bruit que n’importe quel prédateur à cinq kilomètres à la ronde pouvait l’entendre. Je n’eus pas de mal à le neutraliser et le reporter au campement.

C’est seulement lorsque j’arrivai à notre installation que le tout se corsa.  

Alors que je reprenais ma forme humaine, un son brisa le silence de la nuit. Un craquement d’une branche au sol. Je me retournai, les sens à l’affut, cherchant la source du bruit. Je ne vis rien, et  commençai de dépecer le sanglier. Je me rassurai en disant que ce devait être qu’un simple mulot ou un lièvre qui avait passé rapidement dans les environs. Mais alors que le son retentit une deuxième fois, je n’hésitai plus. Je me levai d’un bond et prit ma lance qui était posée près de moi. (voir : http://i68.servimg.com/u/f68/19/33/85/33/lance_10.jpg ) Je reculai vers la tente, vers Reena qui dormait paisiblement. Je jetais des coups d’œil partout, essayant d’apercevoir un simple petit mouvement ou bien une ombre. Un autre craquement se fit entendre, et mon état d’alerte se réveilla.

Je me retournai vers la tente pour réveiller Reena, mais elle l’était déjà. Elle avait déjà sortie son arc, et me rejoignit aussitôt à l’extérieur de la tente. Je ne savais pas comment elle a su que quelque chose se passait, mais je m’en occupai pas pour le moment.

On se tenait ensemble, côte à côte, face à un ennemi invisible. On ne savait pas à quoi on allait avoir à faire, mais on allait se battre.

C’est alors qu’ils sortirent de nulle part.

C’était des hommes, tous musclés et en forme, qui étaient habillés d’une façon assez sauvage; torse nu, peau d’animaux et des symboles peints sur leurs corps, ce qui m’indiqua qu’ils devaient faire partie d’une tribu de l’île. Ils avaient des armes faites à la main. Un avait une hache et un autre avait une longue épée. Aucun n’avait la même arme. Ils étaient 7. Reena poussa un juron.

On n’avait aucune chance, mais on devait essayer.

Je me jetai sur un premier adversaire. Il avait un long couteau, mais ma lance le surpassait en force. L’homme se battait bien, mais je réussis tout de même à l’assommer violemment à la tête avec le bout de mon arme.

Je me retournai vers Reena. Elle avait touché un homme sur la cuisse avec une flèche et il était étendu par terre, incapable de se battre. Je ne fus pas capable de voir ce qu’il se passait ensuite qu’un autre sauvage essaya d’abattre son hache sur ma tête. Je le bloquai, mais un coup violent me frappa les côtes. Un autre homme est venu aider son compagnon.

Le reste se passa très vite. Alors que j’essayai de frapper le nouvel arrivant au visage (qu’il évita), un sauvage cogna Reena à la tête et elle s’effondra au sol. Je ne pus m’empêcher de crier

– Reena!

J’essayai de me dégager des hommes qui me cernaient pour aller la rejoindre, mais ils étaient trop forts. Alors, évidemment, quelqu’un m’assomma et je perdis connaissance.


***


Lorsque j’ouvris les yeux, on m’avait enfermé dans une cage. Le sol était dur et froid, et j’en déduis qu’il devait être en métal. Ma tête me faisait un mal de chien, mais je tâchai de l’oublier. Je me relevai difficilement pour examiner les alentours.

Ce que je vis confirma mes doutes. C’était bien une tribu. Des hommes et des femmes étaient habillés comme ceux qui nous avaient attaqués. Par contre, ils ne portaient pas d’armes et il y avait même des enfants qui s’amusaient, courraient, passant devant ma cage sans rien dire, comme si c’était normal. Parfois, quelques personnes s’arrêtaient pour me lancer des regards de profond mépris. Et lorsque je tournai la tête vers ma droite, je la vis. Reena. Elle était enfermée dans une cage en métal comme la mienne, inconsciente. Bizarrement, les barreaux de sa cellule avaient moins d’espace entre eux que les miens. Sa cage était à quelques centimètres de celle où j’étais, et je me risquai de chuchoter son nom.

Sans que sache comment elle a pu m’entendre, elle se réveilla en sursaut. Dans un élan de soulagement, j’attrapai les barreaux gauches de ma cage pour me rapprocher d’elle. Mais alors que je posai mes doigts sur le métal froid, une brûlure atroce m’obligea à les retirer. Je regardai alors mes paumes, et ma peau avait fondu. Mes blessures se refermèrent tout de même quelques secondes plus tard. De l’argent. Mes barreaux étaient faits en argent.

– S… Sam? bégaya Reena, Est… est-ce que ça va?


Je tournai la tête vers elle. J’avais dû crier de surprise sans m’en rendre compte. Je m’approchai du bord de ma cage sans toucher les parois.

– Oui, ça va. Ne t’inquiète pas. Et toi? Comment tu te sens?

J’observai Reena à travers les barreaux serrés de sa cage, qui ne laissaient paraitre seulement la moitié de son visage. Elle se tortillait les doigts exactement où moi-même j’avais mal. Ce pouvait-il qu’elle sente ce que je ressens? Tout comme moi envers elle?

– Ça peut aller…

Mais je savais que non. Elle était complètement effrayer. Je le sentais.

On ne parla pas plus, examinant notre environnement. Ce devait être une tribu reculée de chasseurs, et je ne savais pas ce qu’il nous voulait. Un rire jaune s’échappa de mes lèvres. Bien sûr que je savais ce qu’ils nous voulaient. Ils voulaient nous tuer.

Et alors, je vis deux autres cages un peu plus loin sur ma gauche, à un mètre de celle de Reena. Deux cages vides, à l’attente de leur invité. J’eus un haut le cœur.

Ils n’allaient pas se contenter d’un loup-garou et d’une métamorphe. Ils voulaient plus. C’était carrément des sadiques.

Mais qu’allaient-ils nous faire, bon sang!?

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Taylor Prystal le Ven 1 Jan - 14:46

Pendant que Sasha dormait, je l’avais transporté sous notre tronc d’arbre. Elle dormait paisiblement pendant que je fessais le guet. Il était hors de question que je m’endors. Il devait être près de quatre heures du matin lorsque j’entendis des bruits de pas. Quelqu’un approchait. J’avais envie d’aller jeter un coup d’œil, mais je ne le fis pas. Sasha passait avant tout, je ne la laisserais pas seule.

Peu de temps après, j’aperçu une lumière s’approcher. Je mis ma main sur la bouche de Sasha au cas où elle se réveillerait et je la cachais avec mon corps avant de m’immobiliser complètement. Nous ne devions pas être repérés. Ils arrivaient des deux côtés, d’un bord, c’était que des hommes, de l’autre que des femmes. La tribu des Feuilles-vertes… J’avais entendu parler de cette tribu vivant sur cette île, c’était des rebelles, d’ancien amérindiens qui avait préféré s’éloigner de la guerre et faire comme si tout allait bien. Ils vivaient de la même manière que de l’ancien monde. Je sais aussi que ce sont tous des loups garous et que les femmes étant épuisé que les hommes veulent les contrôler, c’était créer leur propre meute. Ils ne se revoyaient quand automne (pour faire du troc) et au printemps (pour faire des bébés). Les femmes s’occupaient des bébés de sexes féminins et les hommes de ceux de sexes masculins.

Je reconnu assez vite les deux alphas. Celui du côté des hommes était immense et très musclé (voir : http://img11.hostingpics.net/pics/354739LukaMegurineVocaloidWallpapervocaloids83164321024768.jpg ). Ses bêtas transportaient deux petites cages contenant chacune une personne. Un jeune homme et une jeune femme. Étais-ce qu’il voulait leur échanger? Du côté des femmes, l’alpha était petite, mais semblait très agile et manipulatrice (voir : http://img11.hostingpics.net/pics/631784big1671398934.jpg ). C’est elle que mon radar de danger avait choisi. Ses sous-fifres transportaient des vêtements chauds surement pour l’hiver et des armes. Ils se mirent à parler, mais je ne compris rien. Il parlait en latin je crois (Traduit en français dans ce texte).

– Que m’apportes-tu là? Nous vous avons fait des choses utiles, nous vous avons même nourri se soir et vous… Vous nous apporter deux petites choses inutiles!

– Ils ne sont pas inutile. Ce sont des loups garous comme nous, mais des loups ayant vécus à l’extérieur de l’île, regarde comment ils sont habillés.

– Ca j’avais remarqué Fait-couler-le-sang, mais que veux-tu que j’en fasse? Vous êtes capable de les tuer vous-même. J’ai pu les observer durant la fête et je n’ai vu que deux amoureux pitoyables.

– Non, écoute moi bien majestueuse-poitrine, tu peux utiliser tes talents de manipulatrice et de déesse pour les utiliser à ton avantage.

– C’est vrai que je suis une déesse Fait-couler-le-sang, mais comment veux-tu que moi, majestueuse-poitrine, lui parle? Je te rappelle que je ne connais que le latin…

– C’est là que ta beauté vient joué. Qui pourrait bien te résister ma douce amazone?

– Je ne suis pas douce vieux porc!

Je ne comprenais toujours rien lorsque l’alpha femelle s’approcha de la cage du jeune homme. Celui-ci devait être un bêta ou un oméga puisqu’il n’était pas capable de supporter le regard perçant de l’alpha. J’avais envie de l’aider, mais je ne savais pas quoi faire, je ne voulais pas laisser Sasha. Ça, je ne le ferais pour rien au monde. L’alpha se mit alors à faire un espèce de ‘‘striptease’’ au pauvre prisonnier. Je ne savais pas s’il aimait ou détestait cela, mais seulement l’idée d’être à sa place et que Sasha puise observer toute la scène me donna envie de vomir. Les loups se mirent à s’agiter. Ils devaient sentir les phéromones de cette femme. J’étais heureux de ne pas être un loup-garou en ce moment. Il ne semblait pas avoir d’oméga pour calmer le jeu. Le jeune homme et la jeune femme emprisonné devait donc être des bêtas… Sasha commença tout à coup à se réveiller dans mes bras. Ayant une main sur sa bouche, elle essaya de se libéré de ma poigne en me frappant. Je lui chuchotais donc à l’oreille.

– Chut, c’est moi.

Il s’immobilisa alors et se jeta dans mes bras en soupirant. À quoi avait-elle donc rêvé pour se réveiller ainsi? J’étais en train de me questionner lorsque j’entendus l’alpha parler en latin, puis un jeune homme s’approcher de notre cachette.

– Le reste de la meute des prisonniers nous as retrouvé! Pas-de-pitié, Gros-bras, Tire-roche, Frappe-dur et Œil-rouge attrapez-les! Nous allons les offrir aux femelles!

Sans attendre, je pris Sasha par le bras et la tirais dehors.

– Cours!

Elle me regarda sans comprendre, mais se mis à courir. Elle me fessait totalement confiance.


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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sasha Ryan le Ven 1 Jan - 14:48

Que ce passait-il? Je ne comprenais rien. J’écoutais alors Taylor et me mis à courir. Moi qui pensait en avoir fini de courir. Mon cauchemar se transformait en réalité, j’étais pourchasser par des sauvages, ceux-ci voulait tuer mes bébés. J’avais envie de manger ses hommes qui me suivaient, mais l’idée qu’il puisse arriver quelque chose aux bébés Prystal-Ryan me rendit f*lle. Mes bébés! Nous n’avions couru que depuis quelques minutes lorsqu’une lance faillit me transpercé.

– Mais… Qu’est-ce que..?! Bordel de m*rde!

Taylor apparu alors derrière moi, me prit par la taille et s’envola avec moi. Il me déposa en haut d’une montagne, m’embrassa, puis retourna vers les loups. Mon pouls augmenta d’un coup. Reste calme Sasha, si tu continues comme ça, tu risques de commencer le travail… Calme. Calme. Calme… Une bombe explosa au côté de moi et tel un déclic dans ma tête, je fus en transe. En transe de sang et de meurtre.




<< Une, deux, Sasha te coupera en deux
Trois, quatre, remonte chez toi quatre à quatre
Cinq, six, tu seras plein de cicatrices
Sept, huit, surtout ne dors pas la nuit
Neuf, dix, tu sers de sacrifice

Un, deux, voilà Sasha le silencieux
Trois, quatre, attention il va te battre
Cinq, six, c’est un maléfice
Sept, huit, écoute ce bruit
Neuf, dix, c’est bientôt fini >>



À l’intérieur de moi, j’avais d’un côté envie de rire puisque je me trouvais faible et de l’autre de pleurer puisque j’avais peur pour mes bébés. Je me mis donc à rire et à pleurer tout en parlant. Par contre, je ne ressentais aucun de ses deux sentiments, ce n’était que l’autre Sasha, la femme avait été enterrée au fond de ma tête et l’homme avait pris le contrôle. Moi, je ne ressens aucun sentiment et je n’ai qu’une envie; me baigner dans le sang de mes ennemis. Je mis alors mes quatre bagues rasoirs tout en marchant tranquillement vers mon ennemi. Un chasseur.

– N’approche pas ou on te bute!

– AHAHAH!

– Pourquoi tu ris? Arrête de rire! Arrête j’te dis! Mais ta gue*le!

Il sortit alors une mitraillette et se mit à tirer sur moi. J’esquivais en galopant. Il ne me toucha qu’une fois à l’épaule.

– IHIHIH!

Il arrêta pour me parler.

–Quoi?!

– Tu as touché la cannibale, tu as fait couler le sang. Miam! Miam!

– Ca… Ca… Cannibale tu dis?!

Le pauvre était blanc comme un linge. Je lui souris tout en baissant le regard sur mon épaule. J’utilisais mon index pour essuyer le sang abondant de la blessure, puis je mis mon doigt dans ma bouche et le lichait.

– Dé-li-ci-eux!

L’homme recula d’un pas en tremblant.

– Tu… Tu es un monstre!

– AHAHAH! Tu as fait couler le doux liquide rubis sans y goûter ou en prendre plaisir, tu vas devoir le payer.



<< Une, deux, Sasha te coupera en deux
Trois, quatre, remonte chez toi quatre à quatre
Cinq, six, tu seras plein de cicatrices
Sept, huit, surtout ne dors pas la nuit
Neuf, dix, tu sers de sacrifice

Un, deux, voilà Sasha le silencieux
Trois, quatre, attention il va te battre
Cinq, six, c’est un maléfice
Sept, huit, écoute ce bruit
Neuf, dix, c’est bientôt fini >>


Tout en chantant ma comptine préférée, je me mis à galoper vers le chasseur.

- Non! Non! AH!

Je lui sautais dessus pendant qu’il prenait la fuite et lui mordis l’épaule. Au même endroit où sa balle m’avait touché. Il criait, se débattait, mais je m’en fichais, je ne ressentais plus ses coups. Je ne ressentais qu’une chose; le sang. Chaud et douloureusement bon. Grâce à lui, je pouvais sentir chacune de mes cellules prendre feu, j’avais l’impression que du caramel brûlant coulait entre mes veines. Oui! Je le relâchais enfin après avoir sucé abondamment sa plaie. Plus rien ne coulait. Le jeune homme était tombé inconscient au sol et moi avec. Ses yeux s’étaient révulsés. Je le tournais sur le dos, lui enlevait son ‘‘T-shirt’’, puis le mordis sur le flanc gauche. J’avais faim! J’avais une soif de sang inébranlable.

Environ deux heures plus tard, j’avais mordu ma proie a d’innombrable reprise lorsque quelqu’un me retourna vers lui. Taylor. Il était couvert de sang lui aussi, mais beaucoup moins que moi. Lui, ce n’était que quelques éclaboussures, moi, c’était une chute de sang commençant de mon nez jusqu’à mes pieds.

– Sasha! Qu’à tu fais? C’est un chasseur? Tu es blessé!

Je me mis à rire. Il me regarda comme si j’étais cinglé, puis me secoua.

– Pense aux bébés! Il mange et bois tout ce que tu avale!

Les bébés? Quels bébés?

– Excuse-moi Sasha, mais c’est le seul moyen de te ramener dans le monde des vivants.

Avant que je ne puisse comprendre ce qu’il voulait dire par-là, il appuya légèrement sur mon cou et je m’endormis.

[HRP] Note : Taylor Prystal a assassiné les six loups garous à leur poursuite. Il leur a coupé leur tête avec sa glaive et a jeté celles-ci (pas les corps, juste les têtes) dans l’océan pour qu’elles ne soient jamais retrouvées. [FIN HRP]


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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Reena Edmond le Mer 10 Fév - 21:46


Je me sentais morte. Comme si on m’avait enlevé tout le goût de me battre, de vivre. Perdre un enfant, c’était une chose. Mais ce faire kidnapper juste après, s’en était trop. J’étais épuisée, apeurée et je n’étais même plus en mesure de bouger. J’ai perdu connaissance plusieurs fois, en entendant Sam crier mon nom,  me hurler de rester éveiller. Mais j’en étais incapable. Je voulais fuir ce qui m’arrivait.

Jusqu’à ce que des cris me réveillent. L’environnement avait changé. Les arbres autour de moi étaient plus nombreux.  Plein de monde se tassait de part et d’autre de ma cage. Ils parlaient d’une langue que je ne connaissais pas. Je me mis à paniquer en me projetant contre les parois de ma cage. Je voulais voir Sam, voir qu’il allait bien, pouvoir le toucher, m’assurer qu’il était en un morceau.

Mes nombreux barreaux  m’encombraient, et je dus chercher longtemps avant de le repérer. Il était à gauche de ma cage, la tête baissée en signe de soumission. Ça ne voulait dire qu’une chose. On avait affaire à une meute de loup-garou.

« Sam! Sam, regarde-moi. Je suis là, ça va bien aller… »

Il leva tranquillement la tête vers moi et me regarda avec des yeux désolés, comme s’il avait quelque chose à se reprocher. C’est alors que je la vis, la louve-garou.

Pour avoir vécu avec un loup-garou depuis longtemps, j’étais capable de reconnaitre un alpha. Et cette fille, s’en était un à coup sûr. Sa façon dont elle tenait la tête haute et que chacun de ses mouvements étaient remplis d’assurance ne trompaient pas. En plus, elle se pavanait devant Sam, mon Sam, comme une prostitué. Une bulle de colère gonfla en moi. Oh, elle venait de s’en prendre à la mauvaise femelle.

Alors que le vent commençait à souffler fort, un homme cria. Plusieurs membres de la meute se précipitèrent vers lui, et j’entendis un « Cours! » puis deux personnes se lever et s’enfuir.

Bon, ça avait l’avantage de faire diversion.

L’alpha, elle, n’avait pas arrêté son manège pour autant. Elle envoutait Sam comme un os qu’on tiendrait devant un chien. Je connais Sam, et jamais il n’aurait regardé une femme comme ça devant moi. Ce n’était pas sa faute, mais celle de la femelle alpha.

En plus, ça puait les phéromones à plein nez.

Le vent se mit à venter de plus en plus fort, et je ne fis rien pour me contrôler pour essayer de l’arrêter. J’avais peu d’avantage, coincé entre ces barreaux, mais j’avais le pouvoir de l’air. Et ça allait m’être utile.

Des branches d’arbres tombèrent de tous parts à cause des violentes bourrasques, et la femme dû arrêter son numéro, déstabilisée par le vent. Sam fut parcouru d’un frisson, comme s’il venait de se réveiller d’un sommeil profond. C’était bon signe.

Je continuai à faire souffler violemment le vent et essayai de faire balancer ma cage pour me libérer. Si elle tombait sur le côté, peut-être s’ouvrirait-elle… Je n’avais qu’une chance, je devais essayer.

Tout d’un coup, je me sentis bien. Je me sentis en vie. J’avais une raison de me battre, de déchainer mes pouvoirs. Je ne devais pas abandonner après tous ce que j’avais traversés. Oh, ça non!

Les gens criaient autour de moi, essayant de se protéger des énormes branches qui tombaient au sol. Plusieurs se bouchaient les oreilles à cause du sifflement bruyant du vent. Pour moi, c’était comme une douce musique.  Je laissai ces détails de côté pour me concentrer à ma libération. Je m’imaginai une énorme masse d’air frapper ma cage pour aller la fracasser au loin. Deux secondes plus tard, c’est ce qu’elle fit.

La cage alla se frapper contre un énorme tronc d’arbre. Je poussai un cri à l’impact, mais j’étais en un morceau. Je souris. C’était une deuxième réussite. La prochaine était plus difficile. Plusieurs barreaux étaient brisés et tordus, et je devais les enlevés pour essayer de m’échapper.

Je sortis toute la force que j’avais pour essayer de briser ces foutus barreaux avec mes bras. Mais je n’avais pas la force phénoménale de Sam, et j’eus de la peine. La pensée de l’homme de ma vie m’insuffla alors la force qui me manquait pour briser ma cage. On avait tant de chose à vivre ensemble… Fonder une famille, par exemple. Je me promis alors de nous sortir de là.

Dans un fracas, les barreaux éclatèrent sous mes mains. Une ouverture m’invita à sortir dehors, et c’est ce que je fis. Une fois à l’extérieur de ma prison, je m’étirai les jambes. Comme ça faisait du bien! Mais je ne devais pas trop m’attarder. Je devais aller délivrer Sam.

Je me précipitai alors vers sa cage.

Rendu devant celle-ci, je m’attaquai au cadenas en fer. Il devait surement y avoir une façon pour que je puisse l’ouvrir… Sam me parlait, mais je ne l’écoutai pas. Je devais me concentrer pour pouvoir le libérer.

Je chargeai alors toute mon énergie et m’imagina que le vent prenait la forme d’un objet fort et tranchant, et qu’il coupait le cadenas en deux. Je fronçai les sourcils en me l’imaginant de plus en plus forts. J’entendis alors un bruit sourd. Le cadenas venait de tomber sur le sol.

J’ouvris précipitamment la porte pour que Sam puisse sortir. Malheureusement, je ne prenais plus attention à ce qu’il se passait autour de moi. Jusqu’à ce qu’une énorme douleur me transperça le bas du dos. Une flèche m’avait atteint au dos.

- Reena, on doit partir, maintenant! Reena?

- S… Sam… Transforme-toi. Va-t’en.


La douleur m’obligea à m’écraser à genou sur sol. Le vent s’était calmer, et les voix des membres de la meute commencèrent à s’intensifier. S’ils avaient pu me toucher, ils ne devraient plus être très loin. Sam devait partir, tout de suite. La lune s’était lever et s’il se transformait maintenant, il aurait une chance de s’en sortir. Je me laissai alors tomber sur le flanc. Sam se rapprocha de moi, mettant ses mains en coupe sur mon visage. Je touchai une de ses mains.

- Sam, ils reviennent. Part sans moi. Je te ralentirais. Va-t’en, Sam. Maintenant.

- Ne… Non. Je ne te laisserai jamais seule avec eux.

- Sam… Ils sont trop près. Je mourrais de toute façon si je partais avec toi sur ton dos. Le voyage me tuerait. J’ai confiance en toi. Je t’aime.


Sam pleurait. Je ne l’avais jamais vu faire devant moi d’une façon aussi flagrante.

« Je reviendrai te chercher, mon amour. Je te le promets. Même si ça me couterait la vie, je te retrouverai. »

La dernière chose que je vis avant de sombrer était Sam qui prenait sa forme de loup pour s’enfuir loin de ces fous furieux de loup-garou, et loin de moi.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sam Walters le Jeu 11 Fév - 20:23


Je n’étais qu’un lâche. J’étais faible et le pire homme qu’on puisse avoir dans sa vie. Comment avais-je pu laisser ça arriver? J’aurais dû être capable de la protéger et de la secourir. Au lieu de ça, j’ai dû l’abandonner aux mains de ces fous. Je n'étais rien qu’un lâche.

La douleur était insupportable. À chaque fois que mes pattes foulaient le sol, un énorme pincement me vrillait le corps. Ma poitrine était serrée dans un étau, et j’avais de la misère à respirer. Mais je devais tenir bon, pour être capable de la sauver. Je devais être fort pour elle, pour Reena.

Je courus pendant je ne sais combien de temps. Les arbres défilèrent à une vitesse folle dans mon champ de vision, bientôt remplacé par un paysage rocailleux. Je posai mes pattes agilement sur chaque pierre jusqu’à ce que j’arrive à un point d’eau. Du rouge teintait le ruisseau. Je reniflai tranquillement la substance, puis reculai vivement. C’était bien du sang. Mais pas n’importe lequel. Il avait la même odeur que nos ravisseurs. Quelqu’un avait réussi à tuer un bon nombre de ceux qui m’ont pris Reena.

Et je devais retrouver cet homme.

Je commençai à renifler tous les alentours du point d’eau à la recherche d’une odeur différente du sang des loup-garous. Je sentais chaque pierre, chaque buisson, chaque arbre à la recherche de son odeur. Et alors, je la trouvai. Une odeur fine et douce; celle d’un ange.

Il ne m’en fallait pas plus avant que je ne m’élance vers le haut de la montagne, d’où provenait l’odeur. L’excitation et l’espoir firent battre mon cœur à toute vitesse; tout allait bien aller. L’ange allait m’aider à sauver Reena, et elle sera saine et sauve. Tout irait bien.

Je courais à toute vitesse, sentant que chaque seconde perdue à chercher l’ange était des secondes perdues à retrouver Reena. Je ne m’arrêtais que quelques fois, pour revérifier si ma piste était toujours bonne. Mais je reprenais ma course deux secondes plus tard.

Je le trouvai enfin près d’une grotte, dans le fond d'une forêt. Il était avec une jeune femme, et je décidai de ne pas approcher immédiatement. Je devais voir avant comment ils étaient.

La femme dormait, tandis que l’homme faisait le guet. Il ne m’avait pas remarqué, et c’était tant mieux. S’il m’aurait vu sous ma forme de loup, il aurait pris ça pour une attaque et ça aurait mal fini. Je repris donc ma forme humaine en faisant attention de ne pas faire de bruit. L’ange ne m’avait pas vu encore, où peut-être faisait il semblant. C’est pour cela que je restai sur mes gardes lorsque je m’approchai d’eux.

L’homme releva vivement la tête en m’entendant approcher en sortant un glaive. Je levai alors les mains pour lui montrer que je ne lui voulais pas de mal. L’ange jetait frénétiquement des regards sur la femme, comme pour s’assurer qu’elle dormait toujours ou qu’elle allait bien.

- Je m’excuse de vous déranger,
dis-je en essayant de garder mon calme, Mais j’ai vraiment besoin de votre aide… Ma femme s’est faite enlevée par la meute de loup-garous que vous avez surement croisé. Je… J’ai vraiment besoin de vous. Vous avez tué plusieurs de ses membres, je crois… S’il vous plait… J’ai besoin de la retrouver…

Ce fut trop difficile. Je me retourner du jeune homme pour lui faire dos en essayant de lui cacher mes sanglots. Je portai ma main sur la bouche pour étouffer mes pleures. En vain. Je n’étais qu’un lâche.

Je finis par me calmer et je retournai mon attention vers mon seul espoir de sauver Reena.

- Je sais que ce n’est vraiment pas votre problème, mais je l’aime. J’ai vraiment besoin de votre aide. Imaginez si ce serait elle,
(je fis un geste de la main vers la jeune femme aux cheveux noirs) que feriez-vous? Je suis certain que vous voudriez que je vous vienne en aide. J’ai de la misère à l’avouez, mais je vous en supplie, aidez-moi.

L’ange ne répondit pas tout de suite, et son regard passa de la femme à moi. J’entendis patiemment qu’il me répondre, mon impatience augmentant de plus en plus. J’avais besoin de son aide, oui, mais il fallait se dépêcher.

Il soupira et, enfin, il me répondit.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Taylor Prystal le Ven 12 Fév - 16:59

– Non.

Gardant toujours ma glaive en main et Sasha entre mes jambes, je ne quittais pas la réaction du jeune homme. Je ne pouvais pas abandonner ma femme à un peureux et surtout pas après…

*Flashback : J’avais installé Sasha contre mon dos tout en courant entre les arbres. Je savais que je devrais passer à un coin d’eau pour nous nettoyer de tout ce sang, mais j’avais trop peur pour elle. L’instinct de survie avait pris le dessus. Je devais aussi protéger ma belle d’elle-même. Pourquoi ne pouvions-nous pas avoir quelques semaines de vacances? Faut-il toujours que l’on se fasse attaquer… Je me mis à penser au chasseur qui avait attaqué Sasha. Un Ionike. J’en étais certain, il portait l’un de leur foulard rouge au bras. Je m’arrêtais au coin d’un arbre et me mis a inspecté ma douce sous tous les angles. Je voulais être certain que tout allait bien sous tout ce sang. C’est alors là que découvris une blessure par balle. La balle était toujours logée dans son épaule. Je profitais du fait qu’elle dormait pour la coucher dans l’herbe fraiche. Mes khépeshs étaient trop épais pour être utile à enlever le projectile. Je décidais donc d’utiliser la pointe d’une de mes glaives. Je commençais par lui enlever son manteau souillé de sang, puis je créais un feu avec une allumette. Je purifiais mon arme avant de percer la tendre chair de Sasha. Je le fis tout en observant son visage angélique. Elle est si belle quand elle dort… Elle sourit, peut-être pense-t-elle à moi?

– J’ai faim… Non, pas de brocoli… Je veux… Chair fraiche… Toi, parfait…

Je grimaçais, bon, elle perd un peu de son charme en disant ce genre de truc, mais ce n’est pas si grave. Rêvait-elle de me dévoré tout cru? Cette idée ne me fit pas peur comme elle l’aurait dû. Au contraire, elle… m’excitait. Étais-je rendu dingue? Elle parle souvent dans son sommeil, je l’ai appris à mes dépends… Je me rappelais la première fois que c’était arriver, elle avait crié : << Ennemi! >>. Je m’étais alors réveillé d’un coup les armes à la main, mais il n’y avait aucun ennemi et ma femme dormait doucement dans son lit… Aujourd’hui, je m’y étais habitué.

Je m’approchais de nouveau d’elle, la glaive à la main. Je lui déchirais son chandail, puis sa camisole. Ma gorge se noua en voyant sa brassière. C’était la première fois que j’en voyais autant… J’avais l’impression d’être un démon en ce moment… Je ne devrais pas penser à cela, seulement lui enlevé la balle, mais voilà, je suis un garçon… Secouant ma tête de gauche à droite, je pris une grande inspiration et plongeait la lame et un doigt doucement dans sa chair. Sasha se releva d’un coup, mais je la retenu avec les jambes.

– Aaaah!

– Sa va ma douce, je t’enlève cette balle, ne bouge pas. Ce ne sera pas long.

– Mon ventre! Occupe-toi… de… mon ventre d’abord! Il est en feu!

– Quoi?! Qu’est-ce que tu racontes? Tu as reçu une balle à l’épaule et tu as mal au ventre?

– Les bébés… protège-les avant tout…

Elle perdit connaissance au même moment où je trouvais la balle. Elle ne semblait pas avoir cassé l’os. Je nettoyais ensuite la plaie et la remplit de boue pour arrêter le saignement. Je n’avais pas de gaze… Je levais ensuite son chandail pour examiner son ventre. C’est alors là que je le vis. Un minuscule trou. Fait par une seringue. Qu’est-ce que ce chasseur lui avait administré? Bordel, pour qu’elle aille plus mal au ventre qu’à l’épaule, ce devait être très dangereux… Mon cœur se mit à battre rapidement. Je ne pouvais rien faire pour l’aider à ce niveau… Ravalant ma rage, je pris Sasha dans mes bras et me remit à courir. Je devais m’éloigner le plus possible des montagnes et de l’océan où j’avais lancé les têtes.

Je m’arrêtais enfin quand la nuit était sur le point de tomber. J’installais ma douce dans le creux de mes jambes. Elle avait de la fièvre, de grosses gouttes de sueur lui tombaient du front. J’étais en colère. Encore une fois, je n’avais pas fait le bon choix et Sasha avait été blessé par ma faute. Je ne suis qu’un bon à rien. *


Le jeune homme fixait le sol semblant dévasté. J’avais de la peine pour lui, mais je ne pouvais rien faire pour l’aider. Je devais veiller sur Sasha. Je ne voulais plus jamais ressentir ce coup de poing dans le ventre quand elle avait peur, puis ce poignard dans mon cœur en la voyant blessé. Non! Je dois faire les bons choix maintenant, je dois penser à Sasha. Seulement Sasha.

– Écoute… Je voudrais vraiment t’aider, mais en ce moment je ne le peux pas. Je ne peux pas laisser… Ma prisonnière sans surveillance. On m’a chargé de m’occuper d’elle. Je suis un ange envoyé par les Ionikes et toi?

Je serais la gorge. J’avais peur qu’il ne croit pas en mon mensonge, mais j’étais bien obligé. Personne ne devait savoir qu’un démon attendait les progénitures d’un ange. Se serait dévastateurs. On tuerait Sasha à coup sûr. Donc, même si c’est mots me brulait la langue, je devais les prononcer.

– Qui sont les Ionikes?

Il ne connaît pas les Ionikes? Mon regard incrédule dû se refléter dans mon visage.

– En gros, des chasseurs mutants. C’est le deuxième plus grand clan de chasseurs après les Arachnides.

–Pourquoi cette fille est ta prisonnière?

Ma bouche s’ouvrit en grand, mais aucun son ne sortit. Que pouvais-je répondre à cela? Mon cerveau se mit à fonctionner à dix milles à l’heure. Tout à coup, je sentis qu’on nous observait, Je me relevais d’un coup avec Sasha en train de dormir. Je la tenais par la taille. Celle-ci avait la tête appuyée sur mon corps et semblait paisible lorsque des chasseurs sortirent des buissons.

– La fille. Maintenant.

Je ne pourrais pas fuir éternellement… Que faire? Le jeune homme c’était déjà retourné vers ses adversaires. Il ne ressemblait plus au gamin qui venait de me parler, mais à un guerrier. Pourtant, je savais qu’il ne serait pas de taille. Ces hommes étaient une bonne centaine… Pourquoi était-il autant? Il voulait Sasha. TOUT CELA ÉTAIT DE MA FAUTE! Elle était enceinte à cause de moi, c’était fait attaqué à cause de moi, c’était endormie à cause de moi, etc. J’étais un bon à rien. J’analysais rapidement la situation. J’étais le seul pouvant ralentir ces hommes et Sasha se réveillerait surement bientôt. Elle pourrait alors se protéger elle-même. Il ne me restait qu’une chose à faire. Je m’approchais du jeune homme et déposais ma belle dans ses bras.

– Protège-là comme tu protègerais cette femme que tu aimes tant. Je vois que ton cœur est pur, mais je ne te connais pas beaucoup. S’il lui arrive quoi que ce soit, je te retrouverais toi et ta femme et vous mettrez en morceaux. Si on contraire, tu l’as protège comme un homme, je te ramènerais ta femme.

J’embrassais ma raison de vivre sur le front.

– Ne t’inquiète pas ma petite cannibale, je reviendrais vite.

Ces sourcils semblèrent se froncer un peu, mais peut-être que j’hallucinais. Je relevais le regard vers cet homme en qui je mettais tous mes espoirs. Allais-je encore faire un choix stupide?

– Si elle te prend pour un ennemi, dit-lui que l’ange ta dit de lui dire que P.R sonnait très bien comme nom de famille.

Je me retournais ensuite vers mes ennemis, six glaives tournant autour de moi dans un cercle verticale parfait et mes Khépeshs en main. J’étais prêt.


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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sasha Ryan le Ven 12 Fév - 20:17

* Rêve : Je venais de finir mon repas, j’étais toujours couverte de sang lorsque Taylor entra dans ma chambre.

– Salut ma douce. Les enfants se sont enfin endormis. Nous avons un peu de temps seul…

Je commençais à m’avancer vers lui de façon sensuelle.

– Mmmh… Et… Quel est ton ‘‘planning’’ beau gosse?

– Je suis certain que ma démone préféré a plein d’idées.

Je le coinçais contre le lit. Taylor me regarda avec un sourire coquin. Je le poussais donc de sorte qu’il tombe sur le matelas et me plaçais à califourchon sur lui.

– Alors mon prince… As-tu été sage?

– Absolument pas.

Je souris.

– Très bien, il va donc falloir te punir.

– Mmm. Mmm.

Je lui arrachais sa chemise. Ses boutons volèrent un peu partout dans la pièce. Des bougies illuminaient la pièce et l’odeur du sang éparpillé un peu partout m’enivrait. Je l’embrassais tout doucement, mais il se mit immédiatement à me mordre la lèvre sauvagement. Je la lui croquais en retour. Nous nous mimes à gouter le sang de l’autre. Délicieux. Son sang était divin. Je rompis notre baiser en relevant la tête. Il m’observait les yeux remplit d’envie. Je lichais ma lèvre supérieure tout doucement pour récupérer le doux liquide écarlate de la vie, puis je coinçais les bras de Taylor au-dessus de sa tête. Il n’essaya pas de se libéré (chose qu’il aurait pu faire assez facilement).

– Sasha… S’il te plait… Mords-moi.

Je fis rouler mes hanches sous son ventre. Il gémit. Il ne m’en fallut pas plus, j’utilisais ma bague pour lui faire une légère entaille, rattrapais son bras ainsi libéré et plongeais la tête première vers son cou, là ou de petites gouttes de sang commençaient à jaillir. J’avalais goulument. Il aurait un suçon après cela, mais ce n’étais pas grave. Il était à moi. Il sentait si bon! Sa respiration devint rapidement irrégulière. *


Lorsque je me réveillais enfin, j’étais en train de mâchouiller un bras, mais celui-ci ne sentait pas Taylor. Il puait. J’ouvris les yeux d’un coup. J’étais transporté par un jeune homme dont je ne connaissais rien. Je me mis à me débattre pour qu’il me lâche. Il finissa par ouvrir les bras en criant. Je tombais au sol en un bruit sourd.

– Aie…

Par chance, j’étais tombé sur le dos et non sur le ventre. Je me relevais d’un coup, un couteau de chasse entre chaque main. Où était Taylor? Que ce passait-il? Pourquoi mon ventre me fessait-il si mal et surtout, pourquoi avais-je tant envie de boire du sang? De plus, je remarquais que j’étais couverte de sang. Un ‘‘flashback’’ où Taylor me retirait une balle me vint en mémoire, puis l’un où une seringue me perforait le ventre. M*rde. Que c’était-il passé?

– Tes qui toi?! Où est Taylor?! Qu’est-ce que tu me veux?! Répond-moi ou je te mange! Je te le dis tout de suite, je suis d’humeur massacrante…

Je gardais ma position de combat devant ce jeune homme. Il avait la bouche grande ouverte. Quoi? Il n’a jamais vue une femme enceinte brandir des couteaux?


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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Reena Edmond le Sam 13 Fév - 15:30

Je ne sais pas combien de temps je suis resté sans connaissance. Je suppose que ça devais faire longtemps, car quand je me suis réveillé, j’avais perdu toutes notions du temps. Je ne savais ni l’heure ni la date… Mais ce que je savais, c’est que j’avais un mal de chien dans le bas du dos. Bon sang que ça faisait mal!

Alors, tout me rattrapa. Ma fausse couche, la meute de loup-garou, la flèche dans le dos et Sam qui partait… Je fus prise de vertige. Tous ce qui s’était passé étaient irréels. Pourquoi a-t-il fallu que ça tombe sur nous? Lors de notre lune-de-miel en plus… Oh, mon dieu! Sam! Que lui arrivait-il, maintenant? Il devait tellement s’en vouloir… Mais je devais plus me concentrer sur le moment présent, du genre… où est-ce que j’étais? N’étais-je pas en pleine forêt lorsque j’ai perdu connaissance?

C’est alors que je pris conscience du matelas sous mon dos. Je n’osai pas ouvrir les yeux tout de suite, de peur de ce que j’allais voir. Je pourrai être n’importe où. L’angoisse me tordait l’estomac. Mais je devais bien ouvrir les yeux un jour ou l’autre, et de toute façon, ce ne devais pas être aussi pire de ce que je pensais. J’étais peut-être à la maison, et Sam était peut-être allongé à côté de moi… Alors, j’entrouvris les paupières.

Bon, il n’y avait rien de très alarmant. Un plafond blanc, des murs blancs et des barre… Attendez, est-ce que c’est des barreaux!?

Je me relevai rapidement, le cœur battant à tout rompre. J’étais seule dans une cellule, meublée par seulement un pot de chambre dans un coin et par le lit de camps que j’occupais. Les barreaux de fer s’imposaient devant moi, menaçant. Je remarquai alors qu’on m’avait changé de vêtement. Je portais un chandail large et blanc, de même pour les pantalons. J’eus un haut le cœur.

C’était définitivement pire de ce que je pensais.

Je déposai mes pieds nus sur le sol tout en restant assise sur le lit. J’essayai de respirer calmement, mais la panique montait tout de même de plus en plus. J’entendis alors de bruits de pas provenir de l’extérieur de ma cellule. Je me levai rapidement et me collai le dos contre le mur du fond, le plus loin possible de l’entrée. Après de longues secondes, un homme grand et extrêmement musclé s’arrêta devant la porte de ma geôle. Il la débarra puis entra.

- Tu vas de devoir me suivre. J’ai le droit d’utiliser la force si nécessaire.

- Je… Non. Je ne vous suivrai pas.


Bon, ok, j’étais apeuré comme un petit chiot devant un grand danois. Il aurait suffi au gardien de grogner et je l’aurai suivi partout comment j’étais terrifiée.

L’homme s’avança vers moi en soupirant. Il m’attrapa violemment le bras avec son énorme main et me traina derrière lui. On s’enfonça dans un dédale de couloir, et je fus incapable de mémoriser le chemin. Je n’avais aucune idée où j’étais, et les murs des couloirs étaient tous les mêmes, peinturés en blanc. Des néons répandaient une lumière artificielle et malveillante sur les lieux.

Le gardien s’arrêta enfin devant une porte toute simple. Dessus, il y avait un écriteau où il était écrit : Dr. A. Marshall. Je déglutis difficilement. Pourquoi me faisait-on rencontrer un docteur?

Sans attendre plus longtemps, le gorille ouvrit la porte. On rentra dans une salle assez vaste meublée par un bureau remplit de feuilles, d’un chariot remplit d’instruments chirurgicaux et d’une civière munit de sangles en cuir noir et épais. J’étais complètement terrifiée.

Un homme petit et maigre, dont le crâne était garni que de trois cheveux, était assis sur une chaise face au bureau. En nous voyant entrer, son visage s’illumina et il se leva debout.
 
- Ah! La voilà! Merci, gardien, vous pouvez disposer.

- Non!
m’écriais-je, paniquée, le regard fixé sur les objets chirurgicaux, Ne me laissez pas seul avec lui! Non! Je ne veux pas, aider moi, je vous en supplie!

J’étais complètement paniquée. Je ne pouvais pas resté ici, ce docteur devait être fou. Qu’est ce qui allait bien me faire? Le gardien me retint fermement par les bras pour m’empêcher de m’échapper. Je me débattais comme un diable, mais l’homme ne bougeait pas d’un seul centimètre. Je grognai de rage, et, l’instinct de survie prenant le dessus, j’amorçai ma transformation. Mais à peine avais-je pris la forme de mon aigle qu’un choc électrique puissant me transperça de tout part, et m’obligea à reprendre forme humaine. Je m’écrasai au sol, incapable de bouger ne serait-ce qu’un petit doigt. J’étais paralysée.

Le docteur secoua la tête en faisant claquer sa langue.

« Vous n’auriez pas dû faire ça, mademoiselle. Vous ne pouvez plus bouger pour les cinq prochaines minutes, maintenant. Mais vous avez au moins compris la leçon : pas de transformation ici! Garde, mettez –la sur la civière et attachez-la. Vous pourrez partir par la suite. »

J’aurais voulu crier, frapper, hurler comment j’étais en colère, mais je n’étais capable que de bouger les yeux. Le garde me prit dans ses bras comme une poupée de chiffon et me déposa sur la civière sans ménagement. Il attacha rapidement les sangles autour de moi et quitta enfin la salle. Le docteur prit la parole.

 « Commençons par les présentations. Je me nomme Andrew Marshall, scientifique spécialisé sur la compréhension des Créatiques. J’effectue des recherches et des expériences dans le but de les comprendre depuis quelque temps après l’explosion. Nous avons effectué de grands progrès que tu as toi-même expérimenté un peu plus tôt. C’est grâce à la puce anti-transformation, qui a été implantée à la base de ton cou, que tu n’as pu changer de peau. Elle envoie une décharge de 15 volts dans ton système lorsqu’elle détecte les signes de la transformation. Incroyable, n’est-ce pas? Nous avons créé beaucoup d’objets comme celui-ci, mais malheureusement, tous nos autres cobayes sont morts, alors nous n’avons pas pu avancer dans nos recherches ces derniers temps. Mais te voilà, maintenant! Tu étais entre les griffes de la meute des Amazones, ces folles de loup, elles ne comprennent pas la moitié de ce qu’on essaye de leur dire. Mais bon, quelques denrées et quelques vêtements, et hop! Elles te donnent ce que tu veux. Allez, assez de bavardage. Nous avons beaucoup de choses à faire, aujourd’hui. »

Le docteur se tourna vers ses objets chirurgicaux tout en vérifiant quelques papiers. Je commençai à ressentir mes forces revenir, alors je tentai de parler;

- Qu… Qu’allez ve… vous me… f-faire?

- Oh, nous avons beaucoup avancé dans le domaine du cerveau, des hormones et des mutations génétiques. Nous sommes alors rendus à expliquer pourquoi vous guérissez aussi vite. Le secret de votre régénération rapide serait très utile pour les humains. Je vais donc prélever des morceaux de votre peau. Avec un peu de chance, vous ne sentirez rien.


Le docteur prit un scalpel et une paire de pince. Il s’approcha de moi et leva mon chandail pour découvrir mon ventre. Il fit une incision et prit les pinces. Alors, il commença à m’arracher la peau tranquillement…

Et je hurlai de douleur.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sam Walters le Ven 11 Mar - 20:06

La jeune femme dans les bras, je courrais dans la forêt, zigzaguant entre les arbres. J’étais débordant de colère et de haine, mais je me sentais revivre. J’avais trouvé un but, et un plan. J’allais protéger cette femme à tout prix, et Reena allait être sauvé. J’avais une détermination inébranlable, et je sentais le loup rugir en moi.

Je fus tout de même assez surpris lorsque la jeune femme dans mes bras se débattit comme une déchaînée.

Pris de court, je la lâchai en criant, et elle tomba par terre sur le dos. Complètement sur la défensive, elle se releva rapidement en sortant un couteau. Elle jeta des regards frénétiques partout, complètement paniquée. Ses yeux se posèrent sur moi, sur son ventre et enfin sur ses vêtements tâchés de sang. La jeune femme finit par me jeter un regard plein d’agressivité.

 «T’es qui toi?! Où est Taylor?! Qu’est-ce que tu me veux?! Répond-moi ou je te mange! Je te le dis tout de suite, je suis d’humeur massacrante… »

Avant que je ne puisse répondre, un mouvement derrière elle attira mon attention. Je vis des silhouettes se mouvoir entre les arbres, agiles… Ils nous ont déjà rattrapés. Mauvais signe, pour moi et surtout pour l’ange. Me rappelant ma promesse, j’attrapai la fille par la taille et la pris dans mes bras, comme un chevalier prenant sa princesse.

Elle se mit à se débattre et à protester bruyamment, mais mon instinct de loup fit réveiller ma force et rien ne pourrai me faire lâcher cette femme. Je me mis remis à courir.

 « On fera les présentations plus tard » criais-je tout en courant, « Pour l’instant, on est en danger, en très grand danger. Tu dois me faire confiance. L’ange, l’homme qui était avec toi, il m’a dit de te dire que P.R ferait un beau nom de famille, et que tu comprendrais. »

Presqu’automatiquement, elle arrêta de se débattre, ce qui facilita ma course. Elle ne me répondit pas tout de suite, et je compris alors, avec les soubresauts que son ventre faisait contre mon épaule, qu’elle pleurait. Je pris conscience d’une autre chose; cette fille n’était pas du tout la prisonnière de l’ange. Elle est pour le jeune homme l’équivalent de ce que Reena est pour moi. Je reconnaitrais ses sentiments entre mille. Mon pas de course, déjà assez rapide, augmenta.

Je l’entendis alors murmurer dans mon dos;

« Taylor… L’ange. Où est-il? »

Mon estomac se contracta à cette question, et je choisis mes mots avec soin ;

« Des gens nous poursuivaient, et il a dû nous laisser pour pouvoir me permettre de m’échapper avec toi. Il a dit qu’il reviendrait d’ici le coucher du soleil. Maintenant, arrête de parler et garde tes forces. On risque d’en avoir besoin.»

Le mensonge avait un goût amer sur ma langue; je détestais mentir.

Encore une fois, la jeune femme se débattit et, surement déconcentré par ma menterie, je la laissai se libérer. Dès que ses pieds eurent touchés le sol, et se précipita vers moi en criant, le regard plein de dégoût.

- Tu l'as laissés seul!

- Je n’avais pas le choix! C’était notre deal; je l’aidais en te protégeant et en retour il me donnait son aide. Crois-moi, j’aurais bien mieux aimé rester et me battre à ses côtés. Mais tu étais la priorité.


Avant qu’elle ne puisse répondre, je levai la main pour la faire taire. Je devais vérifier si la bande de loup-garous nous avaient suivis.

Je penchai la tête sur le côté, tendant l’oreille à la recherche du moindre son. Rien, à part le souffle frénétique de nos respirations. On les avait semés.

La fille ne comprenait plus rien, maintenant. Mais surtout, elle était devenue méfiante. M*rde. Les femmes sont trop compliquées.

Elle reprit la parole quand elle me vit redresser la tête.

- Tu... Tu... Cela n'a aucun sens! Je dois rester avec lui! Pourquoi aurait-il fait ce ''deal'' et comment connais-tu la signification de P.R?

- Nous sommes trop loin, on est mieux d’attendre son retour. Je sais que ça ne te plait pas, je suis même la personne la mieux placée pour te comprendre
(Je serrai les poings à la seule pensée de Reena) Mais tu dois me faire confiance. Non, pas à moi, mais plutôt à lui. À Taylor. C’est lui qui m’a dit ce que veut dire P.R. Et il m’a fait promettre de te tenir éloigné des fous qui habitent cette île. J’honorerai ma promesse à tout prix, d’accord?

- Tu me caches quelque chose... Tu sembles à deux doigts de perdre le contrôle...


Je soupirai. Le souvenir de cet évènement m’était difficile, mais je devais tenir bon. Pas seulement pour Reena, mais pour ces deux personnes que j’avais entrainé dans ma chute.

– J’ai perdu beaucoup de choses, aujourd’hui. Je ne veux juste pas que ça continue.

Je lui tournai le dos, voulant clore la conversation de cette manière. Je ne voulais plus en parler. Et il fallait essayer de rester en vie jusqu’au moins la fin de la journée.

Je fus extrêmement reconnaissant lorsqu’elle décida de ne pas me répondre.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Taylor Prystal le Sam 12 Mar - 13:32

Je fonçais dans le groupe, je devais empêcher une bonne centaine d’Ionikes de partir à la poursuite du jeune homme et de ma petite cannibale préférée. J’espérais tant avoir fait le bon choix… Au moins, je pouvais ressentir si Sasha avait des problèmes et toujours savoir où elle se trouvait… J’étais heureux d’être son ange gardien, cela me servait beaucoup. Je me remémorais des moments passé avec Sasha tandis que je zigouillais ses hommes. Ils étaient trop. Quinze minutes plus tard, j’en avais tué exactement soixante-quatre et deux d’entre-eux avaient réussi à passer. J’étais maintenant dans un sale état. Ma détermination de protéger Sasha me permettait de toujours me relever, mais j’étais devenue très faible. Mes deux bras étaient cassés, je m’étais mordu la joue très profondément sous l’effet d’un coup de poing, je saignais de la tempe et j’avais un couteau de coincé dans le milieu du dos. Pour une énième fois, je me relevais difficilement en utilisant que mes jambes. Le dos courbé, j’observais le sol tout en pleurant et le corps tremblant. Suis-je vraiment si faible? N’ai-je que ça dans le ventre? Ne suis-je donc pas réellement capable de protégé une seule personne? La personne qui compte le plus dans ma vie, celle qui ne m’a jamais abandonné et qui a tout de même voulu être avec moi? Le fils de celle qui l’a torturé… Si je ne suis pas capable de faire une chose si basique comme la protégé d’un groupe de chasseur, je ne…
 
– Je ne mériterais pas d’être avec elle si je ne vous extermine pas tous!
 
Je me relevais complètement les épaules par derrière tout en criant cela à mes ennemis. Le couteau m’élançait, mais je m’en fichais. Je me mis à boire une partie de mon propre sang affluant de ma joue (pas trop, je ne veux pas m’étouffer). Cela me fessait pensé à Sasha. Pour elle, je ferais tout. Absolument tout. Mes ennemis me regardaient sans bouger comme si j’étais cinglé.
 
– Alors?! Vous venez bande de plouc?!
 
Ils se regardèrent entre-eux sans bouger, puis l’un d’eux parla.
 
– Tu es dans le genre têtue gamin… Pourquoi tiens-tu tant à protéger la démone? Es-tu amoureux d’elle? Tu es un ange bon sang!
 
– On va le remettre à sa place. Un ange travail pour les chasseurs, pas pour les démons.
 
Je me mis à rire tout en crachant un bon cinq-cents millilitre de sang au sol.
 
– Arrêtes de rigoler! Pourquoi tu ris?
 
– Vous êtes idiot. Je ne travail pour personne.
 
– Quoi? Elle te paye mieux que nous ta petite p*tain? Laisse-moi deviner, elle utilise ses atouts pour…
 
Je vis rouge. J’attrapais l’homme par la gorge, le levais dans les airs, puis lui frappais la tête de toutes mes forces sur le rocher en criant. Il perdit instantanément connaissance, mais je n’en avais pas assez. L’ange avait quitté les lieux. Je le relevais dans les airs et le refrappais. Relever, frapper, relever, frapper, relever, etc. Je ne sais plus trop combien de fois je l’ai fait avant qu’un cri m’atteint. Une jeune fille; une Ionike.
 
– Arrête!!!
 
Tout en pleurant, elle courut vers moi et se mit à me donner plein de coup de poing sur le corps pour que je relâche l’homme que je tenais encore par la gorge en l’air. Je ne me défendis pas, ses coups étaient trop faible pour me faire souffrir. Regardant ma proie, je remarquais qu’il ne restait plus une grande partie de sa tête, des morceaux et du jus de cerveaux étaient éparpillés un peu partout dans l’herbe, sur les arbres et sur mes ennemis. Tous me regardaient les yeux grands ouverts. C’était comme s’il voyait un film d’horreur et que j’étais le méchant. Impassible, je lançais la dépouille sans tête à trois mètres de moi. La jeune femme se rua sur lui, le pris dans ses bras et se mit à le bercer en pleurant.
 
– Steve… Je m’excuse tant…
 
Un chasseur sortit de son cauchemar en secouant la tête, puis se mit à courir vers moi tout en criant.
 
– Pourquoi as-tu tué son frère ainsi devant elle?! C’était le dernier membre de sa famille! Enfoiré!
 
J’attrapais le poing de l’homme et lui déchiquetais la peau avec des lames d’airs. Il se mit à crier tandis que le sang coulait de partout.
 
– Tu… Tu n’es pas un ange. Tu es un monstre!
 
Je souris.
 
– Tout les créatiques sont des monstres mon vieux. Nous n’étions pas supposés exister. Tout cela est de la faute des scientifiques, ceux ayant toujours besoin de comprendre ce qu’il ne faut pas comprendre. Par leur faute, ce nouveau monde a vu le jour. Ce monde sera la perte des humains.
 
Je ne savais pas exactement d’où je sortais ces mots, peut-être était-ce que ma part d’ombre avait toujours pensé… Je n’en étais pas certain. Tout ce que je savais c’était que sans Sasha, je devenais un monstre. Pourquoi l’avais-je laissé à ce jeune homme? J’aurais dû partir avec elle, l’amener dans un lieu plus sûr! Je suis un crétin! Je suis en train de causer sa perte! La rage me consuma de nouveau. Cette fois-ci, je n’étais plus impassible, je n’étais plus calme; j’étais furieux. Les anges ne sont pas supposés devenir comme cela, mais voilà, les humains sont ignobles. Ils sont même capables de transformer la personne la plus pure en monstre.
 
– Vous pensez être les plus fort?! Je vais vous montrer, moi, la vraie force!
 
Ils se mirent à me mitrailler de leur seringues anesthésiantes et de leur balles empoisonnées, mais utilisant le vent comme barrières, tous projectiles étaient dévier, augmenter de vitesse, puis retirer vers eux. Tel des balles chercheuses, elles suivirent ensuite leur proie. Aucun ne s’échappera d’ici maintenant. J’en fais le serment.
 
– Crevez! Crevez tous!!!
 
– Vite fuyiez! Nous n’avons jamais combattu un être si dangereux, nous pourrons retrouver la jeune femme plus tard!
 
Je me retournais vers l’homme d’un coup, les bras me suivant comme si je fessais la machine à laver. Ma tête était penchée sur le côté par derrière et j’avais un sourire en coin.
 
– Tu ne t’en sortira pas vivant. Personne ne s’en sortira vivant! Mouhaha!
 
Le chef de leur pitoyable équipe eut de la misère à déglutir avant de me répondre.
 
– Tu… Tu es seul… Nous sommes… Étions une centaine… Tu… Ne peux pas gagner… C’est… Impossible.
 
Le pauvre, il n’est même plus capable de parler normalement. Je me remis à rire. C’est alors que huit couteaux que je n’avais pas vus me transpercèrent le dos près de l’autre. Je grognais.
 
– Imbéciles! Vous êtes tous une bande d’imbéciles!
 
Utilisant l’air, je créais une pression sur la pointe des lames enfoncées dans mon dos pour qu’elles ressortent. Puis, je me retournais. Une seule personne m’avait lancé ces couteaux et celle-ci en tenait maintenant huit autres entre chaque doigt.
 
– Laisse-le tranquille!
 
– Ta fureur n’est pas assez forte pour me battre.
 
– Je…
 
Sans lui laissé le temps de répondre, j’utilisais l’air pour lever les couteaux et en utilisais un pour transpercé son petit cœur plein de vie profondément. Les huit autres lames firent de même avec ceux l’entourant. Je continuais ainsi de me battre jusqu’à tous les tuer. Quand j’eus fini, je n’avais plus aucune énergie. Je m’écroulais au sol épuisé en pleurant. Au moins, je savais que Sasha allait bien…
 
Lorsque je me réveillais, je sentis premièrement mon dos perforé à neuf endroits (aucun réellement dangereux, j’y avais pris soin), puis ma joue ayant cicatrisée et étant maintenant toute rigide. Ouvrant les yeux, une lumière blanchâtre m’aveugla.
 
– Ah! Tu te réveilles enfin?
 
Me retournant vers la voix, j’aperçus une jeune femme aux yeux mauves. Était-ce celle que je devais sauver? J’essayais de me relever, mais compris rapidement que j’étais trop faible. Tout mon corps tremblait dû à l’énorme effort que j’avais fait. Mes bras ne m’écoutaient toujours pas. Heureusement, je savais qu’ils guériraient; je suis un Créatique.  Ceux qui m’avaient mis ici ne m’avaient pas touché. J’étais toujours recouvert de sang tel un loup-garou suite à une pleine lune. Je pouvais sentir des plaques de sang coller dans mes cheveux. Cela me grattait. Je me mis donc à me frotter la tête sur le mur.
 
Nous étions dans une salle blanchâtre, les murs possédaient des cousins et nous étions seuls. On aurait dit une salle pour malade mentaux. Heureusement, nous n’avions pas l’espèce de chandail nous nouant les bras. Je ne voyais aucune porte autour de nous. J’avais taché le mur de rouge en me frottant la tête et partout au je marchais, une trace rouge apparaissaient. Je saignais toujours et je risquais de me vider de tout mon sang. De plus, j’avais besoin d’un bon bain, mais je n’avais pas encore droit à se luxe. Je devais retrouver Sasha d’abord. Regardant la jeune fille, je lui dis déterminé.
 
– On va sortir d’ici. Je l’ai promis à ton amoureux et à la mienne.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sasha Ryan le Sam 12 Mar - 15:33

– J’ai perdu beaucoup de choses, aujourd’hui. Je ne veux juste pas que ça continue.
 
Il semblait triste, démoralisé. Que lui était-il arrivé? Taylor lui fessait peut-être confiance, mais pas moi. Lorsqu’il me tourna le dos, je ne lui répondis pas. Je décidais de le laisser tranquille, de toute façon, je ne serais plus là demain. Je fis semblant d’aller me coucher près d’un arbre et fermais les yeux. J’étais en position fœtal pour protéger mon immense ventre; la prunelle de mes yeux. La douleur au ventre commençait à partir. Soulevant le lambeau de ce qui avait un jour été une camisole, j’observais ma peau. Il ne restait qu’un trou fait par une seringue. Que m’avait-il administré? Est-ce que les bébés étaient en danger? Est-ce que Taylor était en danger?
 
J’avais peur. Après ce qui me sembla des années, le jeune homme supposé me surveillé finissa enfin par s’endormir. J’en fus certaine en l’entendant ronfler. C’était le moment de s’esquiver! Je me relevais difficilement. Mon épaule semblait bien guérir, mais la boue ne pouvait pas remplacer parfaitement la gaze. Je me mis donc à marcher vers le sac du jeune homme. Heureusement, il avait des rouleaux. J’enlevais le lambeau de vêtement qui ne protégeais plus très bien le corps (on pouvait voir ma brassière au travers), enlevais la boue et enroulais la gaze autour de mon épaule. Après l’avoir attaché, je la remis dans le sac et c’est là que je vis le chandail de cuivre. Celui-ci était blanc, je l’essayais et remarquais qu’il m’allait comme un gant. Parfait me dis-je, je pourrais avoir l’air moins f*lle lorsque je tuerais ceux qui ont attaqué Taylor et mes enfants. Il ne faut jamais mettre une mère en colère, encore moins une mère démoniaque.
 
Cherchant encore un peu dans le sac, je trouvais un crayon et du papier. J’écrivis rapidement un message au jeune homme. Je lui devais au moins cela. Il avait essayé de m’aider, ce n’est pas de sa faute s’il est faible.
 
<< Je suis partie retrouvé mon ange. Je te remercie d’avoir essayé de m’aider, mais il est hors de question que je l’abandonne. J’ai une dette envers lui. Passe une bonne journée, S.R. >>
 
Je n’avais pas envie de lui mentir, mais je ne voulais pas non plus qu’il comprenne que Taylor et moi avions une relation. Voilà pourquoi j’ai écrit que j’avais une dette envers lui. Non seulement en avais-je plusieurs, mais je risquerais ma vie pour lui, même si je ne lui devrais rien. Il est à moi, il m’appartient et je lui appartiens. Personne d’autre que moi ne peut le comprendre et personne d’autre que lui ne peut me comprendre.
 
Je me mis donc à courir dans la forêt à vive allure, ne sachant pas vraiment où aller. Au moins, puisque c’était la nuit, je voyais mieux. Finalement, je trouvais des empreintes de pas, celle de celui qui m’avait amené. Les suivre, je devais les suivre. Après ce qui me sembla des jours de course, j’arrivais enfin essoufflée aux champs de bataille. L’odeur m’avait finalement conduite ici. Ça sentait la décomposition, il y avait des morts partout. La douleur me transperça le cœur.
 
– TAYLOR!
 
Non! Non! Je ne l’accepterais pas! Il n’est pas mort! Il n’est pas ici! C’est impossible. La douleur me donna le tournis. Je me mis à courir entre les morts, je les observais un à un pour être certaine que Taylor n’était pas l’un d’eux. Bordel, ils étaient plus d’une centaine! Dans le milieu de ma recherche, je trouvais le corps d’un homme ne possédant presque plus de tête, ça cervelle étaient éparpillée un peu partout. Une grosse roche à environ cinq mètres de lui était recouverte sang et de morceaux de crâne. Était-ce vraiment eux qui avaient affronté Taylor? Si oui, pourquoi Taylor était-il devenu si agressif? Que c’était-il passé...? Je me mis à trembler tout en continuant à observer les corps. Je devais m’assurer qu’il n’était pas ici, qu’il soit toujours en vie. Je le retrouverais, coûte que coûte.
 
Je devais avoir observé le deux tiers des corps lorsqu’une pression à la nuque m’endormit d’un coup. Je n’avais rien vu venir étant obnubilé par les morts.
 
Lorsque je me réveillais, j’étais dans une grotte souterraine, un laboratoire scientifique et couché au sol. Plusieurs se tenait autour de moi et j’étais comme drogué. C’est là que ma mémoire commença à revenir.
 
*Flashback : J’avais si mal… Je pouvais encore très bien sentir ce couteau me transpercé l’abdomen de part en part. La fausse couche, la douleur d’accoucher dans un endroit si misérable, devant mes ennemis, puis la douleur de ne même pas pouvoir prendre mes bébés dans mes bras avant qu’on me les enlève. J’avais pu les voir au moins… Quelques secondes. Mes faux jumeaux. Le premier de sexe masculin avait les cheveux noirs corbeaux, les yeux jaunes et… le tiers de son corps coupé par le couteau de mes ennemis. Mon cœur se serra. Était-il toujours vivant? Aurais-je pu le sauver? Comment avais-je pu survivre à cette césarienne forcé? Je m’en voulais tant de ne pas avoir été capable d’évit­­­er ce coup… Le deuxième semblait ne pas avoir reçu de dommage au moins. Il avait les cheveux blancs comme la neige (étrange non? Cela doit venir de Taylor), les yeux vairons (l’un vert, l’autre fuchsia) et… était hermaphrodite. Celui-là, il risquait de me ressembler, il risquait d’être androgyne. Le chef de la tribu et celui des scientifiques ne me les avait pas montrés si peu longtemps pour rien. Il voulait que je choisisse leur prénom. Je leur avais répondu :

<< Électraz et Apocaboom P.R >>

C’était deux noms que Taylor et moi avions aimé. J’étais furieuse contre ses hommes, mais je voulais tout de mêmes nommé mes enfants. J’aurais tant aimé que Taylor sois à côté de moi. En voyant mes enfants, une vague d’amour m’avait parcouru et cela entravait mon démon intérieur. Démon, dont je n’arrivais pas à avoir confiance en lui. Il ne devait pas tuer mes bébés. Jamais. *

 
J’avais maintenant non seulement perdu Taylor, mais aussi mes enfants… Furieuse, je me relevais malgré mon manque d’équilibre et attaquais ces hommes.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Reena Edmond le Dim 13 Mar - 19:35


– On va sortir d’ici. Je l’ai promis à ton amoureux et à la mienne.

En entendant le mot amoureux, je bondis sur mes pieds malgré ma faiblesse; ils ne me donnaient que deux miches de pain par jour. Je ne sais pas qui est cet homme, mais il représente mon seul espoir de me sortir d’ici.

- Quoi!? Tu as vu Sam!? Il va bien? Il est en vie? Oh, mon dieu! Dis-moi qu’il va rester loin de cet endroit…


Avant qu’il puisse me répondre, on entendit les claquements caractéristiques de semelles frappant le bitume. Quelqu’un approchait de notre cellule faite de coussin.

- Ce n’est pas normal,
murmurais-je, Je viens d’avoir ma ration de nourriture…

Mon ventre se noua. Un de nous deux avait un petit rendez-vous chez le médecin.

Personne ne parlait, et j’avais l’impression que chaque bruit me plantait un couteau dans le cœur; mes dernières visites chez le docteur Marshall m’ont été extrêmement douloureuses.

Malgré moi, je priai pour que ce soit le jeune homme à côté de moi qui soit pris pour aller voir le médecin.

J’étais extrêmement faible. Ma ration de nourriture se résumait à une miche de pain et un verre d’eau deux fois par jour; seulement le nécessaire pour me tenir en vie, mais pas assez pour que je puisse me battre et me défendre. Avec les séances des expérimentations sur la régénération –comme les nomme le docteur Marshall (ou docteur Frankenstein, le surnom que je lui ai donné), je n’avais plus aucune force. Mes blessures guérissaient, oui, mais de moins en moins rapidement, comme si mon corps n’avait même plus l’énergie de me guérir.

Les bruits de pas s’arrêtèrent, et la tension de la pièce monta en flèche. On était tous les deux tendu à l’extrême, ne sachant pas trop à quoi s’attendre.

Un déclic se fit entendre, et la porte (invisible de notre point de vue, capitonnée de coussin comme les murs) s’ouvrit vers l’intérieur. Un homme –un garde que je n’avais jamais vu, avança dans l’encadrement de la porte, un énorme fusil dans les mains. Il était extrêmement grand et chauve, et il devait surement être un militaire avant l’explosion.

- Tournez-vous,
nous ordonna l’homme, Et mettez les mains sur le mur. Tout de suite.

Je regardai le jeune homme.

- Ne tente rien,
murmurais-je rapidement, Aussi non, tu seras électrocuté. Ça ne servirait à rien.

- Pas de bavardage!
cria le gardien.

Je me retournai pour poser les mains sur le mur en coussin, mais mon nouveau colocataire n’avait surement rien capté de mon avertissement, car il essaya d’utiliser son pouvoir (je ne sais trop lequel, car je ne savais pas sa race de Créatique) et s’effondra à terre, secouer de convulsion. Électrocuté.

- Non!
ne pus-je m’empêcher de crier, les mains toujours sur le mur.

- Tant pis pour lui,
dis le gardien, c’est toi que je viens chercher. Le docteur Marshall t’attend.

J’eus soudain envie de pleurer.

Le garde s’avança vers moi et m’attrapa les mains pour me les tordre derrière le dos. J’étouffai un cri de douleur : il n’y allait pas avec le dos de la cuillère.

Il me fit sortir de la cellule en refermant la porte derrière nous. Je ne me débattis pas, ma fatigue étant plus grande que ma détermination. Je dois avouer que je me trouvais pitoyable, car j’avais baissé les bras et avais cessé de me battre. De toute façon, à quoi bon? Je n’avais plus aucun espoir. Non, ce n’est pas vrai, me souffla une petite voix dans ma tête. Il y avait le jeune homme, évanouit par terre dans ma cellule. Avec lui, j’avais peut-être une chance de m’échapper. On avait beau être privé de nos pouvoirs, on restait des Créatiques; plus fort, plus rapide et plus futé que n’importe quel être humain. On pouvait le faire.

Je pensais à ça quand le garde m’introduit dans le bureau du docteur Frankenstein pour m’installer sur la civière habituel, attachant soigneusement chaque sangle. Le médecin était absent, comme à chaque fois. Il allait surement arriver dans quelques minutes.

Le garde, ayant fini sa tâche, sortit de la pièce. J’étais maintenant seule, et je fixai le plafond blanc, l’anxiété me nouant l’estomac. Je me sentais si… impuissante. Me faisant malmener de bien des façons sans broncher. Le silence autour de moi me faisait pression, me rappelant la solitude et la souffrance que j’ai vécue.

Et alors, docteur Frankenstein rentra dans la pièce, une petite valise à la main et particulièrement excité; c’était mauvais signe. Ses sources d’excitement étaient pour moi synonyme de souffrance.

- Changement de programme!
s’écria-t-il joyeusement en posant délicatement sa valise sur son bureau, Mes collègues ont accepté la petite expérience que j’ai imaginé avec de récentes découvertes. Nos expérimentations sur la régénération nous ont été utiles, bien sûr, mais nous allons changer de sujet. Car j’ai remarqué, avec les plusieurs examens que je vous ai passé, que vous aviez ceci à l’intérieur de vous.

Il ouvrit alors sa valise, dont elle était remplie de styrofoam noir à l’exception du centre, où était installée une petite éprouvette. Il la sortie avec précaution et la tendit vers moi pour me la montrer.

Je fronçai les sourcils, incompréhensive.

- Que… Qu’est-ce que c’est?

- Un zygote, ma chère. Le vôtre, pour être plus exact.


Ces mots eurent l’effet d’un coup de poignard dans le ventre, et j’eus envie de vomir. Comment est-ce possible? Ce ne pouvait pas être le mien… Impossible…

- Je vous explique,
continua le docteur, visiblement excité comme un enfant dans un magasin de bonbons, Comme bon scientifique que je suis, j’ai pensé à une hypothèse comment cela pouvait être possible car, soyons honnête, vous n’auriez pu tomber enceinte toute seule dans ce laboratoire! Vous savez, les cellules reproductives mâles peuvent rester au moins quatre jours dans l’utérus après une relation sexuelle. La plupart était surement mort à votre arrivée, et j’ai vérifié vos tests sanguins : vous n’étiez pas enceinte en posant les pieds pour la première fois ici. Mais, vous vous en souvenez surement, vous aviez reçu un choc électrique en entrant dans mon bureau, ou assez d’énergie pour ramener miraculeusement les cellules reproductives mâles à la vie. Et voilà ce qui est arrivé! (Il leva l’éprouvette dans les airs) Je ne vous expliquerai pas comment nous avons fait pour le découvrir ni vous l’extraire pour l’analyser; ce serait ennuyant pour vous. Maintenant, je dois vous poser quelques questions.

Il remit l’éprouvette dans la valise et sortit un pad de feuilles ainsi qu’un stylo. Il s’assit sur sa chaise à roulette et se tourna vers moi.

- Avez-vous déjà été enceinte auparavant?

- Je… Oui.

- Qu’est-il arrivé de l’enfant?


Je fixai le plafond de nouveau, la gorge nouée au maximum et les larmes aux yeux. Je ne voulais pas répondre. Je ne voulais pas lui dire ce qui était arrivée.

- Mademoiselle Edmond, vous savez ce que je fais lorsque vous refuser de collaborer. Je ne veux pas en arriver là, alors répondez-moi s’il vous plait.

- J’ai fait une fausse couche.


Les larmes coulaient pour de bon, maintenant.

- Quand?
me demande le docteur, insensible à ma détresse.

- Que…
(Je fermai fortement les paupières, les larmes coulants à flot. Je n’arrive pas à croire que je lui disais tout ça…) Quelques jours avant mon arrivée, je crois.

- Ah, ceci est un peu embêtant… Votre grossesse-ci risque d’être plus éprouvante. Dernière question : qui est le père?


Ah, ça non! Jamais je ne vais embarquer Sam là-dedans. Jamais.

- Je ne vous le dirai pas.

- Allez, mademoiselle Edmond! Un peu de compréhension; c’est pour le bien de la science! Répondez, aussi non je serai contraint de vous électrocuter.

- Je me fiche de votre science. Électrocutez-moi si ça vous chante; je ne répondrai pas. Vous avez besoin de moi vivante et relativement en bonne santé. Si vous n’arrêtez pas de m’électrocuter, je ne vous servirai plus à rien.


Le docteur soupira. J’avais marqué un point.

- Bon, on finira bien par savoir qui il est de toute façon.


Le médecin rangea ses feuilles et sortit des gangs de latex. Devant mes yeux effrayés, il déclara :

- Nous allons maintenant procédé à l’insémination.

- Quoi? Non!


Je commençai à me débattre, en essayant de faire lâcher les sangles, mais rien n’y fis. La panique monta en moi et mes larmes redoublèrent.

Non, non, non… Cet enfant, il allait être un rat de laboratoire. Ils allaient me l’enlever dès sa naissance et lui faire dieu sait quoi. Oh, non, non, non… Je préfèrerais que cet enfant meure plutôt que de naître dans un environnement pareil. Je me débattais encore, plus violente que jamais. Je criais, pleurais et secouais la tête comme une déchainée.

- Non! Je vous en supplie! Ne faites pas ça, non!

- Oh, mais ne vous inquiétez pas, mademoiselle Edmond, on va bien s’occuper de votre petite fille.


J’arrêtai soudainement de me débattre.

- C’est une fille? Mais comment…

- Nos outils nous permettent de savoir le sexe de l’enfant même avant qu’il devienne un embryon. Impressionnant, non?


Je ne bougeais plus, écrasée par le poids de toute cette situation. Mes larmes continuèrent à couler, complètement pétrifiée. Docteur Frankenstein me mit un masque d’oxygène (qui n’allait surement pas me donner de l’oxygène) sur le visage.

- Je vais vous endormir pour vous empêcher de vous débattre pendant l’opération. On ne voudrait pas qu’il arrive malheur à votre enfant.


Je m’efforçai de garder les yeux ouverts, tentative vaine de ne pas m’endormir. Les larmes étaient toujours extrêmement présentes, et c’est avec le visage complètement humide que je m’endormis, priant pour que l’insémination échoue.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sam Walters le Dim 27 Mar - 15:30

Je ne sais pas par quel miracle, mais j’avais réussi à m’endormir. Ça m’a pris du temps, mais les émotions des dernières heures m’ont rattrapé, me pesant si fort sur les épaules que je me trouvais obligé de me recourber vers l’avant. Mes paupières avaient fini par se fermer, et je me réveillai quelque temps plus tard, lorsque le soleil fut couché.


La panique me prit lorsque j’aperçu un morceau de papier posé près de moi ainsi que l’absence de la jeune femme. Sans prendre la peine de lire le message, je me levai en soupirant bruyamment, un bruit qui ressemblait plus à un grognement qu’à un soupire. M*rde, m*rde, m*rde!

Content qu’on soit la nuit, je m’élançai à la course à travers la forêt. Je pris ma forme de loup, et suivi l’odeur caractéristique de la jeune femme : celle du sang et de la chair. Étrange, vraiment, comme odeur.

Sous ma forme animale, mes sens étaient décuplés. L’odeur de la femme, forte même lorsque je suis humain, était tellement prédominante autour de moi que je la voyais quasiment.  Je courrais comme un déchainé, aussi vite que je le pouvais. Les paroles de l’ange tournait en boucle dans ma tête : Protège-là comme tu protègerais cette femme que tu aimes tant... Comme d’habitude, j’avais échoué. Une vague de haine monta en moi. Non, cette fois, je n’allais pas me morfondre jusqu’à ce que je trouve une situation qui tienne debout. J’allais me battre, me battre comme je ne l’avais jamais fait. J’allais leur montrer, à ces maud*ts fous, de quel bois je me chauffe. Et ils vont le regretter.

Après un certain temps, j’arrivais face à un vrai bain de sang. Ce n’était donc pas l’odeur de la femme que je sentais. Je sentais l’odeur de l’homme étendu par terre à la tête complètement en bouilli. Il était entouré de dizaines d’autres cadavres.

Je retins au haut-le-cœur. Ce spectacle était vraiment dégoutant, et je ne savais pas qui de l’ange ou de la femme avait fait ça. Mais je devais me concentrer sur autre chose; j’avais perdu la trace de la femme.

Bon… Quoi faire? Je ne savais pas où aucun ne se trouvait, ce qui partait très mal. Je me détournai de Tête-Éclatée. Je devais me concentrer. Je m’éloignai alors de la scène de crime pour essayer de plus sentir l’odeur du sang et de la cervelle et essayer de repérer l’odeur de la femme ou de l’ange.

Ce n’était pas évident, car Tête-Éclatée répandait au moins son affreuse odeur sur dix kilomètres à la ronde. J’arrive même à me demander pourquoi il n’y avait pas de vampires qui ont été attirés par l’odeur.

C’est alors que je repéré un truc accroché à un tronc d’arbre; un tissu déchiré provenant surement d’un chandail. Je m’approchai et posai ma truffe sur le morceau. Il était imprégné de l’odeur de l’ange. Oh, mon dieu! C’était un miracle! Immédiatement, je partis à la course et suivis la piste que j’avais enfin trouvée.

Je courrai pendant au moins d’une demi-heure avant d’arrivé face à la bâtisse. Elle ne m’attirait pas confiance du tout; elle était haute et assez large, peinturée en blanc et les fenêtres, qui étaient peu présentes sur les murs, étaient teintées de noir pour qu’on ne puisse pas voir à l’intérieur.

Elle semblait déplacée dans ce milieu rural; les lignes contemporaines de l’immeuble juraient avec les brindilles des sapins éparpillés et les troncs irréguliers des arbres. Quelque chose attira alors mon attention; il n’y avait pas de gardes. J’aurais cru qu’une aussi grande bâtisse aurait quelques protecteurs… Je devais rester sur mes gardes.

Je repris forme humaine après avoir humé l’air une dernière fois pour être certain que l’odeur de l’ange me menait ici; c’était le cas.

Je me cachai alors derrière un arbre pour regarder le bâtiment sans me faire voir, et plus j’observais, plus je sentais que quelque chose clochait. C’était trop calme, trop… vide. J’entendis alors un claquements derrière moi. Je me retournai vivement en retroussant les lèvres au même moment qu’un homme sortit une arme à feu. Un chasseur. Il eut un rire roque.

 « Coucou, le chien. »

Il m’assomma alors avec la crosse de son pistolet.

***

Lorsque je me réveillai, je ne me souvenais de rien, même pas de mon nom. Tout autour de moi était flou, et une lumière fluorescente d’aveuglait. Mais me souvenir me rattrapèrent rapidement : Reena, l’ange, la femme, l’homme au pistolet et le mal de crâne qui a suivi. Je me relevai rapidement.

J’étais dans une vaste salle qui ressemblait drôlement à un gymnase. Les murs étaient blancs, et il y avait une grande vitre sur chacun des murs. Je pouvais voir seulement à travers l’une d’entre elle, car la lumière était allumé de l’autre côté. Le plafond était jonché de néons qui dégageaient un halo blanc peu rassurant.

Je reportai mon attention sur la fenêtre du mur en face de moi, celle où je pouvais voir ce qu’il se passait de l’autre côté. Un homme se tenait derrière, petit et trapus, et la tête dégarni de cheveux. Il était entouré de plusieurs personnes qui ne semblaient pas l’intéresser. Il me fixait, un sourire étrange sur les lèvres. Il prit alors un microphone dans ses mains et commença à parler. Sa voix retentit à travers le gymnase.

- Bonjour, monsieur Walters!
(Quoi!? Il connait mon nom!?) Bienvenu parmi nous! Comme je suis heureux de vous rencontrer! Veuillez excuser mon enthousiasme, c’est qu’on a rarement capturé autant de Créatique en aussi peu de temps. Je me présente : Andrew Marshall, scientifique spécialisé sur la compréhension des Créatiques. Vous êtes ici dans le but d’aider nos recherches et améliorer la race humaine. Aujourd’hui, nous explorons votre force. (Il se pencha pour appuyer sur un bouton et parla tout bas.) Faites entrer le deuxième spécimen, je vous prie.

Une porte, que je n’avais pas remarquée, s’ouvrit sur ma gauche. Un homme poussa une personne dans la salle. C’était un homme également, les cheveux blonds et il avait une carrure bien baraquée. J’écarquillai les yeux. L’ange. Il était tombé à genou, et il se relevait, perdu. Andrew Marshall reprit la parole;

- Ce que je veux n’est pas bien compliqué : je veux que vous vous entre-tuiez. Aussi non, elle mourra.


La pièce derrière la vitre à ma droite s’illumina. Ce que je vis m’obligea à bondir sur mes pieds et pousser un grognement rageur. Je me mis à courir vers la fenêtre et, rendu devant celle-ci, je me mis à frapper le verre en criant.

Reena était de l’autre côté de la vitre. Elle était attachée à une civière penchée à la verticale pour qu’on puisse la voir. Elle était inconsciente. Un homme se tenait à côté d’elle et pointait un fusil sur sa tempe.

Je finis par me calmé, et je me tournai vers le vieil homme trapu.

- Il est hors de question que je me batte pour vous, espèce de vieux fou! Libérez-la, où je vous jure que je vous le ferais payer.


Il éclata de rire.

- Oh, bien sûr que tu le feras.
(il se pencha devant comme tout à l’heure) John, vous savez quoi faire.

L’homme qui est à côté de Reena mit son arme dans son étui accroché à sa ceinture et sortit un couteau. Il s’approcha de l’amour de ma vie et tendit l’arme vers son oreille. Il allait la lui découpé.

- Non! Non, arrêtez! C’est d’accord, je vais me battre. Mais ne lui faites aucun mal.

- Bien. Allez-y.


Je me tournai vers l’ange. Il était l’heure de sauver Reena, même si ça coutait la vie à l’homme devant moi ou bien la mienne. Je ne répéterai pas la même erreur deux fois.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Taylor Prystal le Dim 27 Mar - 21:20

Sasha avait beaucoup souffert, cela semblait s’avoir calmé il y a environ deux heures. J’avais eu si mal… Étais-ce la même douleur qu’accoucher? J’étais emprisonné dans cette salle blanchâtre lorsque la porte s’ouvrit. Reena revenait? Non. C’était…
 
– Sasha!!!
 
Elle pleurait. Que c’était-il passé? L’homme l’a laissa dans la salle et partie. Sasha ne se mit même pas à courir vers moi, elle gardait la tête baissée docile. Des larmes coulaient le long de ses joues. Je couru vers elle, mais ne put l’enlacer. Mes bras étaient toujours cassés.
 
– Que s’est-il passé? Je ne t’ai jamais vue comme cela… Tu peux tout me dire.
 
Elle releva le visage. Puis, tout en me replaçant les bras à la bonne place (ça fait vachement mal) pour qu’ils puissent guérir, elle m’expliqua.
 
– Ils m’ont ouvert le ventre. Ils ont pris les enfants. J’ai essayé de me débattre, mais se battre le ventre ouvert ce n’est pas très efficace. Je me suis vidé de tout mon sang et je me suis écroulé. J’étais certaine d’être morte.
 
Je vis rouge.
 
– On va sortir d’ici et retrouver les enfants!
 
– Ils ne sont pas ici. Ils sont à un autre endroit. Ici, c’est pour les plus de 10 ans. On n’est pas dans la bonne base. Je ne sais même pas où se trouve la base pour enfant. J’ai été drogué tout le voyage.
 
J’étais en colère. Je fermais les yeux et pris une grande inspiration. Oui. Je sentais les garçons. Ils allaient bien.
 
– Ils vont bien, je n’ai pas mal aux ventre. Dit-moi à quoi ils ressemblent.
 
– Comment ça? Tu peux les sentir?
 
– Non, je ne suis pas un loup-garou, je ne peux pas les sentir, mais je peux savoir s’il sont en danger. Je dois te protéger et puisque les enfants sont une partie de toi, je dois aussi les protéger.
 
Tout en m’enlaçant, elle commença à tout me raconter. Elle finit par s’endormir dans mes bras enfin guéris. Je me relevais en observant la porte. Je n’avais peut-être pas mes armes, mais je m’en fichais. Un ange furieux. C’était très dangereux. Hier, j’avais battus je ne sais plus trop combien d’hommes. Je ne vais pas rester enfermé ici un jour de plus. Je dois sauver Sasha, Reena et mes garçons. C’est mon devoir en tant qu’ange gardien. Créant des lames d’airs, je me mis à trancher la porte d’une grande épaisseur. Cela me prendrait cinq minutes, mais je sortirais bientôt d’ici avec Sasha dans les bras.
 
Il ne me restait qu’une minute avant d’y arriver lorsque le sol s’ouvrit sous moi. Je tombais alors dans un cylindre argenté. J’essayais de ralentir ma chute en m’accrochant aux parois métallique, mais celle-ci était couverte de graisse. Qu’est-ce que c’était que ça? Je tombais dans une salle d’environ un mètre sur un mètre. Je me mis à donner des coups de poings sur la paroi. C’était une vraie blague ce laboratoire! J’avais les jointures en sang lorsque le mur s’ouvrit. Je sortis ne voulant pas rester une minute de plus ici. N’ayant pas remarqué qu’il y avait une marche, je tombais sur les genoux tel un idiot. Waw! Vraiment waw! Même pas capable de marcher correctement! Me relevant, j’aperçu l’homme à qui j’avais demandé de s’occuper de Sasha. Le pauvre… Je lui avais donné une tâche impossible.
 
- Ce que je veux n’est pas bien compliqué : je veux que vous vous entre-tuiez. Aussi non, elle mourra.
 
Comme si j’allais me battre avec lui… Une vitre à gauche s’illumina alors et j’y aperçu Reena. Le jeune homme accouru vers elle. Il commença à paniquer.
 
- Il est hors de question que je me batte pour vous, espèce de vieux fou! Libérez-la, où je vous jure que je vous le ferais payer.

Une voix lui répondit tout en riant.

- Oh, bien sûr que tu le feras. John, vous savez quoi faire.

Le certain ‘‘John’’ menaça alors de couper l’oreille de Reena avec son couteau. Le garçon était maintenant complètement paniqué.

- Non! Non, arrêtez! C’est d’accord, je vais me battre. Mais ne lui faites aucun mal.
 
La voix lui répondit calmement.

- Bien. Allez-y. Taylor vs. Sam. Fight!
 
Sam se tourna vers moi déterminé. J’essayais de le raisonner.
 
– Tu te rappelles du pacte que nous avons fait?
 
Il ne m’écoutait pas. Aveuglé par la peur, il me fonça dessus tel un taureau. Je lui balançais un courant d’air et le fit voler dans l’atmosphère. Il s’écrasa sur le mur dans un bruit sourd.
 
– Moi, je vais le respecter.
 
Je me tournais alors vers la vitre. Il ne parlait pas.
 
– Ridicule. Pourquoi te bats-tu? À quoi bon Sam? Si je gagne rien ne changeras et se sera pareil si tu gagnes. Ils ne la relâcheront pas. Regarde, il n’y a qu’une simple vitre te séparant d’elle.
 
La voix de notre arbitre résonna.
 
– C’est à l’épreuve des balles. N’y pense même pas.
 
Comme si cela allait m’arrêter.
 
– Tu veux parier vieux pervers?! J’ai mieux à faire que rester ici.
 
Je fis passer des courants d’airs dans la salle jusqu’à trouver la ventilation. Je souris tout en fessant faufilé mon pouvoir vers la salle de Reena. Je fis accumuler mon pouvoir dans l’autre salle tout en vérifiant Sam grâce à ma vision périphérique. Il ne c’était pas encore relevé, mais il m’observait se demandant ce que je fessais. Ayant accumulé une assez grande quantité de vent dans l’autre salle. Je fis percuter le bourreau. Il vola à son tour dans les airs loin de Reena. Pour lui, je n’y étais pas allez gentiment. Il s’écrasa au plafond tel une crêpe. Tous ses os fusent broyer, puis il tomba au sol raide mort. Je dirigeais ensuite mon pouvoir vers la salle de contrôle.
 
– Libérez nous où je vous tue.
 
– Je… Je… Tu…
 
– Trop lent!
 
Je fis voler son corps jusqu’au panneau de contrôle. Il écrasa sans doute le bon bouton puisque trois portes s’ouvrirent. Sam ne perdit pas une seconde. Il accouru vers sa femme tandis que moi, je me dirigeais vers le chef de l’opération. Le vieux singe se releva malgré sa jambe cassé et essaya de s’éloigner de moi.
 
– Tu… Tu ne peux pas être un ange!
 
– Ne t’inquiète pas, je ne comprends pas plus que toi.
 
Je lui cassais ensuite le cou. En éloignant mes mains de sa nuque, mes doigts frôlèrent alors un collier. Le sortant de sous sa chemise, je vis la clef pendant au bout. Parfait. Je sortis ensuite de la salle de contrôle. Sam m’attendait. Il allait me parler lorsque je le coupais.
 
– J’ai tenu ma promesse. Dépêche-toi de partir.
 
Je lui lançais la clef permettant d’ouvrir toute les portes et me dirigeais vers le couloir. Sasha en premier, puis les garçons. Je me mis à courir vers la salle d’emprisonnement. Je n’avais même pas tourné où le couloir lorsque Sasha furieuse apparut devant-moi. Elle avait sur elle toutes nos armes. Elle me donna les miennes, puis celles à Reena et à Sam. Comment..? Elle me surprendra toujours.
 
– Taylor. On doit sortir rapidement d’ici. J’ai actionné une bombe. Tout cet endroit disparaîtra dans moins de dix minutes.
 
– Tu as fait quoi? Mais, plein de personne risque de mourir!
 
– Il n’y a que nous ici ayant de l’importance. Les autres sont des scientifiques détruisant des vies innocentes.
 
– Mais qu’as-tu fait des gardes? La porte…
 
– Tu l’avais presque toute arrachée, je n’ai eu qu’à foncer dedans. Et pour les gardes, là, tu me déçois. Je les ais manger. Quelle question! Ils ont essayé de me donner une miche de pain! Tu y crois toi?! Une miche de pain à une cannibale! Ils sont si stupides! Je n’allais pas crever de faim! Allez, suivez-moi, je sais par où allez.
 
Elle se mit à courir. Je me mis à la suivre tout comme Sam et Reena. Celle-ci était maintenant consciente.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sasha Ryan le Lun 28 Mar - 12:11

Je brûlais de rage, j’essayais de le camoufler à Taylor et ses copains, mais j’avais de plus en plus de difficulté à me contrôlé. Tandis que nous courions à toute allure dans les couloirs, Sam remarqua assez rapidement qu’il y avait des morts partout. Pas la peine d’être un loup-garou pour sentir cette tonne de cadavre.
 
– Que s’est-il passé ici? Pourquoi il y a-t-il des morts démembrés partout?
 
Je ne répondis pas. Pas la peine de tout lui dire. Taylor compris lui. Il me le fit savoir de sa manière.
 
– Il n’y a pas une goutte de sang qui a été gaspillée. Pourtant, ce ne sont pas des vampires qui ont passés ici, puisque les membres sont introuvables. C’est comme si un loup-garou éduqué était passé par ici…
 
Sérieusement? Il me comparait à un de ces chiens. Je grimaçais. Il ne pouvait pas voir mon visage puisqu’ils étaient dos à moi. Ainsi, je pus répondre.
 
– Tu préférais que ce soit eux ou…
 
Taylor me coupa sachant où je voulais en venir.
 
– OK! OK! Ça va. J’ai compris.
 
Nous arrivâmes à la porte sans embuche. Je continuais à courir pour m’éloigner du bâtiment. Quand nous fûmes à environ quinze mètres de la porte, tout explosa. L’onde de choc nous souleva tous les quatre. Je fermais les yeux pour me protéger des débris. Lorsque je les rouvris, j’étais dans un arbre, Taylor me tenait dans ses bras. Je ne me sentais pas aussi bien qu’habituellement. J’avais la nausée.
 
– Sa va?
 
Je ne répondis pas, trop occupé à me battre intérieurement avec mon estomac.
 
– Tu es couverte de sang, on devrait essayer de trouver de l’eau.
 
– Non. On doit trouver les bébés. Je ne…
 
Me penchant par en avant, je vomis. Sang, os, muscle, etc. Tout ce que j’avais avalé sortit de mon corps.
 
– Tu en as bien trop mangé… Combien en as-tu tué? Tu as exagéré…
 
Je n’écoutais plus Taylor, j’étais occupé à observer la jeune femme avec Sam en bas. Je l’avais totalement éclaboussé de mon vomi. J’avais gaspillé… Le doux liquide de la vie. Voir cela me rendit de nouveau malade et je me mis à vomir une seconde fois, sur la même jeune femme.
 
– Oups…
 
Taylor, n’ayant pas encore compris, regarda en bas. Je l’observais pendant qu’il sembla essayer de contrôler son rire.
 
– Elle s’appelle Reena.
 
–On ne peut pas rester avec eux. Tu sais pourquoi.
 
– Je crois que nous pouvons avoir confiance en le jeune homme. La fille par contre, je ne sais pas. En plus, tu viens de lui vomir au visage… Deux fois. Elle est maintenant couverte de sang et te regarde comme si elle voulait te tuer.
 
– Je n’ai jamais été doué pour me faire des amis.
 
Taylor soupira et utilisant ses ailes blanches, il nous fit atterrir. Reena me fixait. Quoi? Elle voulait que je m’excuse? Elle en demande beaucoup ma parole! Je viens de la sauver, n’est-ce pas assez? Taylor me donna un coup de coude. Je lui lançais un regard meurtrier, puis m’avançais vers ‘‘Reena’’.
 
– Squs.
 
Je lui tournais ensuite le dos et partis à la course. Taylor me suivait. Me retournant, je compris que ‘‘statue de sang’’ et son homme ne nous avaient pas suivis.
 
– Qu’est-ce que tu fais Sasha? Ils peuvent nous aider à retrouver nos enfants.
 
– Nous allons retrouver Électraz et Apocaboom P.R seul. Nous n’avons pas besoin de m’être les enfants en danger en demandant de l’aide à des inconnus. Je te rappelle que ce sont des métisses et pas de n’importe quelles races. Je ne veux pas risquer leur vie inutilement Taylor.
 
– Oui, je comprends. Je te suis. Tu as raison.
 
Je lui souris, puis repartit à la recherche de nos garçons.
 
Cela fessait maintenant quatorze mois que nous cherchions les garçons sans relâche. Nous n’avions pas encore revu Reena et Sam. Nous avions appris qu’Électraz était devenue un Ionike. Ceux-ci étaient aujourd’hui tous morts à ce que l’on disait. Taylor et moi ne voulions pas y croire. Électraz avait survécu. Tant que nous ne retrouverions pas son corps, nous le croirons. Nous étions en ce moment à la recherche d’Apocaboom. Celui qui, selon les rumeurs, avait tué toute la meute des loups garous mâles. Il ne restait plus sur cette île que les amazones, les louves.
 
Lorsque je retrouvais Apocaboom, un beau matin, je le reconnu dès que je vis ses yeux vairons et ses cheveux couleur neige.
 
– Apocaboom!
 
Mon fils était en train de mordre Sam sous le regard horrifié de Reena. Le jeune homme que nous n’avions pas revu depuis plus d’un an. Taylor me dépassa telle une fusée et libéra Sam de la poigne d’Apocaboom. Moi, je fonçais sur notre fils médusé. Il semblait paralysé. Il finit par sortir de sa transe en lichant, du bout de la langue, le doux liquide de la vie sur le coin de sa bouche.
 
– Maman…
 
Il me reconnaissait! Taylor s’avança vers nous incertain.
 
– Il… Il semble avoir treize ans.
 
– J’ai toujours grandis plus rapidement que la moyenne. Électraz aussi a grandi plus rapidement.
 
Taylor vint nous enlacer à son tour et lui demanda.
 
– Tu sais où se trouve ton frère?
 
– Non.
 
– C’est toi qui as tué tous les loups garous mâle?
 
– Oui… Mais, on dirait que j’en ai oublié un.
 
Il lança un regard meurtrier à Sam. Taylor essaya de protégé son ancien ami.
 
– Il ne fait pas parti de la meute que tu as éliminée. C’est un ami à nous. Il a sauvé la vie de Sasha, il y a environ un an.
 
– Les loups garous me traitaient comme leur esclave. Je déteste les loups.
 
Cette fois-ci, c’est moi qui lui répondis.
 
– D’accord, mais ne tue pas celui-ci. Je suis fier de toi, tu as réussi à tuer une meute à toi tout seul en ayant même pas un an.
 
Apocaboom leva les épaules, sortit de l’étreinte et alla s’accoter sur le coin d’un arbre.
 
– J’avais quatre jours quand je me suis débarrassé d’eux. Voulez-vous bien me dire…
 
Il fut coupé par une voie que je n’avais jusque-là, jamais entendu.
 
– Maman! Papa!
 
Sam se retourna vers sa fille. J’aperçus alors les deux rivières écarlate sur son cou.
 
– Alyssa! On t’avait dit de rester caché!
 
Impossible. Reena et Sam avait une fille?!

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Apocaboom P.R le Lun 28 Mar - 12:14

Ce sont… Ils protègent… Un loup. J’avais reconnu ma mère à la seconde, l’ayant déjà vu durant ma naissance, mais mon père… Je ne le connaissais pas. C’était la première fois que je le voyais. Il semblait… Trop gentil. Sasha, ma mère, est une démone, je l’ai vue dans mon dossier, mais il n’y avait rien sur mon père. J’étais à la fois heureux de les rencontrer et furieux que ce loup brise ce moment qui aurait dû être magique. Toute fois, j’avais été assez surpris en apercevant la petite fille sortir de la forêt. Étais-ce une louve elle aussi? Dans ce cas, je devrais m’occuper d’elle plus tard. Après son père. Taylor se tourna vers moi le sourire aux lèvres.
 
– Tu vois? Il a une fille. N’aurais-tu pas été triste d’apprendre que tu aurais tué le père d’une si charmante gamine?
 
Je déteste la société, je déteste les valeurs et les morales. Je veux être libre. Totalement. Je ne serais plus jamais l’esclave de quelqu’un. Je ne répondis pas à mon père, cela n’en valait pas la peine. Sasha se retourna vers moi, se lichant les ongles plein de sang. D’où venait ce liquide? Je pris une grande inspiration. Je sentis le sang du loup coulant de son cou et… Celui de mon père. Je me mis à regarder celui-ci pour savoir où il était blessé. C’est à ce moment que Sasha me parla.
 
– Je suis si heureuse de t’avoir retrouvé Apocaboom! Comment as-tu fais pour me reconnaitre? As-tu retrouvé ton frère?
 
Mon père se mit à rire.
 
– Laisse-le un peu respirer Sasha.
 
Je n’avais pas envie de répondre à ces questions personnelles devant le loup.
 
– C’est compliqué.
 
Il eut un long silence, puis Taylor parla.
 
– Tu peux nous appeler… Comme tu veux…
 
Je le coupais.
 
– Otoosan et okaasan.
 
Père et mère me regardèrent sans comprendre, mais firent signe que cela marchait. En fait, otoosan et okaasan signifient père et mère en japonais. J’ai toujours aimé parler japonais. Selon les dossiers trouvés sur Électraz, celui-ci avait une espèce de passion comme moi. Lui, il aimait écrire en Russe.
 
Tout à coup, le loup s’effondra au sol inconscient. Et bien quoi? Je n’en avais pas pris beaucoup pourtant… Avec à peine les deux litres que je lui avais pris, j’avais dix heures de tranquillités. Dans un corps d’homme, il y a entre quatre à six litres et dans celui d’une femme, trois à quatre litres de sang. Pas la peine de tomber dans les pommes pour ça… Taylor accouru vers le loup et l’attrapa avant que celui-ci ne se fracasse le crâne sur un rocher devant sa fille. J’avais encore soif de sang. Ce n’était pas une soif né d’un besoin, mais une soif né de la colère. Okaansan se retourna vers moi en se pinçant les lèvres. Je ne lui lançais qu’un simple regard avant de me mettre à contempler le ciel. Je déteste ma vie. J’aurais cru que le jour au je retrouverais mes parents, tout serait mieux, mais ce n’est pas le cas. Je suis un monstre de laboratoire.
 
– Je suis fière de toi.
 
– Pourquoi? Je suis en partie vampire. J’aurais dû être un humain, mais on a modifié mon ADN. Je suis un monstre.
 
– Non. Tu es un survivant, un vrai dur. Tu es bien mon fils.
 
J’essayais de changer de sujet.
 
– Tu as le sang de otoosan sur les mains.
 
Elle regarda ses doigt quelques minutes avant d’éclater de rire.
 
– Tu vas finir par t’habituer à sentir beaucoup de sang sur moi. Pour répondre à ta question, j’ai fait de belles petites marques de griffes sous le T-shirt de ton père.
 
Je souris. Oui, j’ai une drôle de mère. Mon père revint vers moi quelques secondes plus tard.
 
– Il est gravement blessé à la jambe. Il a perdu beaucoup de sang et avec la morsure que tu lui as faite, cela n’a pas aidé.
 
– Pourtant, je n’avais pas sentis de sang avant de le mordre.
 
– Reena lui a fait un plâtre. Cela a dû camoufler l’odeur du sang.
 
– OK.
 
Taylor leva sa main droite vers moi. Je la lui serrais ne comprenant pas exactement pourquoi il fessait cela, puis il mit sa main gauche sur mon épaule et me tira vers lui.
 
– Bienvenue à la maison.
 
– Quelle maison?
 
– Ta famille est ta maison.
 
Pour une raison stupide, mon cœur se mit à battre plus rapidement. Étais-je enfin accepter quelque part? Je ne voulus pas y croire. Impassible, je sortis de l’accolade de mon père en me téléportant à côté de lui et sans le regarder je lui parlais.
 
– Je vais chasser.
 
Je partis ainsi sans regarder derrière moi. Je savais que je n’étais pas suivi. Il n’y avait aucun battement de cœur, ni aucun bruit de pas. Je soupirais. Plus jamais, plus jamais je ne serais l’esclave de quelqu’un. Je suis un alpha.
 

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Alyssa Walters le Sam 14 Mai - 12:27

Je me rappellerai toujours de lui.

Âgée alors de neuf mois (ou neuf ans, selon les points de vue), ils s’étaient immiscés dans notre vie. On vivait encore ensemble dans la forêt, à l’époque.

On était le matin, et j’étais assise avec mon père devant un feu de camp qu’il avait allumé. Maman dormait encore, et on ne voulait pas la déranger. On faisait cuire des œufs sur une toute nouvelle poêle qu’on avait acheté.

Et c’est bien à cause de ses œufs que mon père ait faillit mourir, l’empêchant de sentir tout autre odeur que celle de la nourriture.

Il s’était blessé il y a quelques jours et essayant d’escalader un rocher. Je ne sais pas pourquoi il avait voulu monter cette f*utue pierre, mais il l’avait fait et était tombé, se cassant la jambe au passage. Il avait une plaie ouverte en plus de ça, mais Maman sut s’en occuper. Elle m’a raconté des centaines de fois qu’avant cette terrible explosion, elle avait étudiée en médecine et que mon intelligence devait venir d’elle. À tous les coups, mon père éclatait de rire et disant qu’elle devait, au contraire, lui venir de lui. Personnellement, je crois qu’elle me vient tout simplement de ce vieux fou qui m’a implanté dans le ventre de ma mère. Bref, tout ça pour dire que Papa s’était blessé, répandant l’odeur de son sang partout. Un plus un égal deux, un vampire finit par trouver notre trace. Lui… Ce vampire…

Mon père enleva soudainement les œufs de sur le feu, huma l’air et pencha la tête sur le côté pour essayer de capter quelque chose. Il me regarda, et je compris qu’il voulait que je fasse de même.

Avant que je ne pus percevoir quoique ce soit, les yeux de Papa devinrent grand comme des soucoupes.

- Alyssa, va chercher ta mère. Tout de suite.


Le cœur battant, je courrai vers la tente de mes parents. Je secouai Maman qui était allongée, assoupie. Elle se réveilla en sursaut et s’assit en un éclair, prête à l’action

- Qu’il y a-t-il?
me dit-elle.

- Papa veut te voir. C’est urgent.

- D’accord. Alyssa, ma chérie, tu dois à tout prix rester ici, compris? Reste cachée.


Refoulant ma peur grandissante, j’hochai la tête. Maman sortit de la tente sans un bruit.

Je m’assis dans le fond de la tente en toile, les bras autours de mes genoux, recroquevillée sur moi-même pour essayer de diminuer mon angoisse. J’avais peur, j’avais peur qu’il arrive quelque chose à mes parents, j’avais peur que ce soit de ma faute… Non. Alyssa, reprends-toi. Tu ne dois pas te laisser distraire par tes émotions. Je relevai alors les épaules. C’est ça, je devais être forte. Pour mes parents. Pour moi.

J’entendis alors ma mère crié, et ma peur revint au galop. Presque immédiatement, je la refoulais, l’étouffant jusqu’au profond de mon être. La peur n’est pas permise. Pas maintenant.

Mais alors que j’identifiai deux autres voix s’ajouter au lot, je me levai debout, les poings serrés. Mes parents avaient surement besoin de mon aide. Je devais faire quelque chose.

Je sortis en trombe de la tente, et secouant la tête de tous les côtés, je cherchai mes parents du regard. Lorsque je les trouvai, j’accourrai vers eux.

- Maman! Papa!


Je n’avais pu me retenir de crier. S’il fallait qu’ils leur arrivent quelque chose…

Quand ma mère se retourna vers moi, elle afficha un air fâché, mais une lueur d’inquiétude brillait dans ses yeux.

– Alyssa! On t’avait dit de rester caché!

Je m’arrêtai de marcher lorsque je vis les trois inconnus. Deux d’entre eux avait à peu près l’air de l’âge de mes parents et l’autre… Lui, le vampire.

Les autres parlèrent, mais je ne les écoutai pas. J’observai le jeune homme. Il avait les cheveux blancs et les yeux vairons. Mais ce qui me marqua le plus, c’est sa cicatrice sur son visage. Elle avait une drôle de forme, mais, je ne sais pourquoi, je savais qu’elle avait été commise par les mêmes hommes qui m’avaient fait la même chose. Je portai une main gantée sur ma propre cicatrice au visage. Je n’étais pas seule. Il était comme moi…

Je dus me sortir de mes pensées lorsque mon père s’effondra, inconscient. L’homme aux cheveux blonds (qui était, avec son odeur, un ange à coup sûr) alla rattraper mon père avant qu’il ne touche le sol.

Je voulus demander à ma mère ce qu’il se passait, mais elle me rattrapa;

- Il a perdu trop de sang. Il s’est blessé à la jambe il n’y a pas si longtemps… Je lui ai fait un plâtre, mais sa plaie a dû se rouvrir. Il survivra, mais il a besoin de beaucoup de repos. D'ordinaire, il aurait eu besoin d'une transfusion sanguine, mais comme il se régénère plus vite, ça doit être correct...


Ma mère fronça les sourcils, essayant de cacher sa peur et sa panique. Si mon père mourrait, Maman ne survivrait pas non plus.

C’est alors que je vis le jeune homme se retourner et partir. Je lançai un regard vers ma mère, qui le croisa. Elle semblait comprendre ce que je voulais et, en faisant un léger sourire, hocha la tête. Mon père allait s'en sortir. Je pouvais y aller.

Je devais aller le voir. Il est le seul qui ne pourra jamais me comprendre.

Je partis alors à sa poursuite.

Je le suivis pendant quelques secondes sans qu’il me remarque, mais tout d’un coup, il s’arrêta.

- Pourquoi me suis-tu?


Il se retourna, une expression d’indifférence sur le visage.

- C’est juste… Que je… Toi aussi tu as été créé en laboratoire, non? Ta cicatrice sur le visage, elle est comme la mienne et… C’est juste que…


Pourquoi fallait-il que je sois aussi nerveuse, bon sang!?

- C’est juste que je suis contente d’enfin rencontrer quelqu’un comme moi, c’est tout.


Il semblait qu’il voulut répondre, mais des femmes en habit tribal sautèrent en bas des arbres de la forêt, pointant toutes leurs arcs à flèche sur nous.

Elles étaient aux moins une dizaine. Je souris.

Vous avais-je dis que je m’étais entrainée à me battre?

Je sortis mon katana que j’avais accroché à mon dos ce matin. Règle numéro un d’un bon combattant : toujours avoir une bonne arme sur lui. Une femme s’avança vers nous. Elle avait une poitrine assez impressionnante, et devait être le chef. Son arc était pointé vers moi.

- Nous sommes les Amazones, la meute dirigeante de cette île,
dit-elle avec un drôle d’accent, Cela fait assez longtemps que nous attendons, Alyssa la Survivante. Tu vas nous suivre ou nous tuerons tout le monde ici, y compris tes parents et les parents de ce vampire tueur de loup.

J’échappai un gloussement. Elle connaissait peut-être  mon nom, mais elle me connaissait mal. J’allais me battre. Sans que je sache trop pourquoi, le vampire à côté de moi brandit une arme. Surement parce qu’il était menacé lui aussi d’une flèche à la tête et de la mort de ses parents.

Avant de m’élancer vers elles, je lançai une insulte que j’avais apprise dans mes livres :

- Baka!


Et j’abattis alors mon katana.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Reena Edmond le Mar 31 Mai - 22:05

Lorsque j’entendis la voix de ma fille rugir au loin, je commençai à m’imaginer le pire.

L’enfant de Sasha et Taylor essayait-il de...

Non, il ne fallait pas que j’y pense.

J’étais en train d’installer Sam dans un de nos lits de camps quand je l’entendis. Alyssa faisait toujours ce cri lorsqu’elle s’entrainait au combat avec Sam. Alors je savais qu’il se passait quelque chose.

Je relevai la tête, les yeux ronds et le cœur qui manquait de s’arrêter.

- Alyssa…


Je me levai et partis à la course tout en criant;

- Si votre vampire de fils à fait du mal à ma fille, je vous égorge de mes propres mains!


Sasha et Taylor me suivirent, surement pour s’assurer que je ne tue pas leur fils à cause de ma colère. Mais lorsque je rejoignis la place où se trouvait Alyssa, c’était bien pire qu’une simple attaque de bébé vampire.

C’était elles. Les Amazones.

Elles étaient venues chercher notre fille, comme elles nous l’avaient dit…

*Flashback : J’étais assise contre un gros arbre, une main posée sur mon ventre arrondis. Sam était à côté de moi, et j’accotai ma tête sur son épaule en souriant.

Cela faisait maintenant trois mois que nous nous étions échappés de ces vieux scientifiques fous. Trois mois que j’étais enceinte, trois mois que nous vivions de cette forêt. Je ne voulais pas rentrer à la maison tout de suite. Je ne sais pas comment ma sœur réagirait en voyant mon état. On était heureux ici, pour le moment. Mais on s’inquiétait tout de même; à seulement trois mois de grossesse, on dirait que j’en étais à huit.

Sam s’amusait en jouant avec une flamme dans les paumes de ses mains, faisant des reflets de lumière un peu partout. Ce qui était drôlement relaxant, car mes paupières se firent lourdes et la fatigue commençait à peser sur mon corps.

Mais c’est alors qu’elles arrivèrent.

La première chose qui m’alerta, c’était le couteau froid qui se posait sur ma gorge. Ensuite, toutes déboulèrent autour de nous. Elles nous encerclaient.

Sam essaya d’attraper une arme, mais une femme d’une grandeur impressionnante l’attrapa et posa, elle aussi, un couteau sur sa gorge. Elle lui murmura  que s’il tentait quoi que ce soit, lui et moi finiraient le cou tranché et se vidant de notre sang.

- Ne lui faites pas de mal!
criais-je, une main tendue vers Sam.

Je dus freiner mon élan car la femme derrière enfonça un peu plus sa lame sur ma gorge. Je sentis un fin liquide couler le long de mon cou. Je déglutis difficilement.

Une femme grande, à la grosse poitrine et qui puait le chien mouillé s’avança vers nous, un air supérieur peint sur son visage.

- Pauperibus shapeshifter,
dit-elle, Spero puer autem fortior sit. Opus an alpha.

Voyant l’incompréhension se peindre sur nos visages, la louve alpha secoua la tête en s’éclaircissant la gorge.

- J’oublie que vous vous rabaissiez à parler des langues modernes.
(Elle avait vraiment un drôle d’accent) Je suis Pectoris-Sublimatas, alpha de la meute des Amazones. Il y a quelques mois, nous avions passé un accord avec les scientifiques. Ils nous donnaient une femelle en échange de notre aide. Malheureusement, ces fous sont morts, mais nous voulons toujours cette louve, celle que tu portes dans ton ventre. Lorsqu’elle aura atteint la maturité nécessaire, nous viendrons la chercher. Je veux une héritière, et c’est toi qui va me la donner.

Ma vue se brouilla et mes yeux se remplirent de larme. Non, pas ça… Tout mais pas ça…

- Veni, eamus!
cria-t-elle.

Et les Amazones disparurent alors dans la nuit.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sam Walters le Sam 23 Juil - 21:45

Lorsque j’étais dans l’inconscience, j’ai rêvé de ma mère.

J’ai rêvé qu’on était dans notre maison, celle que je partageais avec Reena. Dans ce monde, ma mère n’était pas morte et avait réussi de se sauver de mon père en habitant un centre de femme battue. Et à présent, elle avait son propre appartement et un bon travail, et elle avait réussi de s’échapper à la dépendance de la drogue dans laquelle mon père l’avait jeté. Elle venait voir Alyssa en lui apportant plein de livres qu’elle avait payés avec ses nouvelles rémunérations.

Elle avait l’air si fier, si bien. Elle regardait Reena, ma famille, avec une étincelle dans les yeux. Je savais qu’à l’intérieur, elle était accablée. Mon foyer représentait ce qu’elle n’avait jamais pu avoir : une famille heureuse.

Alors que ma mère montrait un livre à Alyssa et que Reena vint s’asseoir sur mes genoux, tout sourire, je me dis que la vie était parfaite. Bon sang, ce rêve a l’air si réelle.

La pièce se figea soudain et ma mère me regarda dans les yeux.

- Tu dois te réveiller
, dit-elle sur un ton neutre, Ta famille a besoin de toi.

Je fronçai les sourcils. Que voulait-elle dire? Ma famille était ici, avec nous.

Mais alors elle chuchota un murmure, doux comme le vent :

- Réveilles-toi, mon petit Sam…


Sans que je le comprenne, c’est ce que je fis.

Lorsque je me réveillai, j’étais couché dans une de nos tentes, seul.

Alyssa, absente. Reena, absente. Je ne sentais pas leur odeur près de moi. Quelque chose était arrivée.

La panique me prit et je sentis mon loup hurler à l’intérieur de moi. Immédiatement, mes instincts s’enclenchèrent et, oubliant mon énorme faiblesse et mes nombreuses blessures, je me levai du lit de camps, les sens à l’affût. Il devait faire encore jour, car je savais que, normalement, face à l’émotion, je me serais transformer.

Alors que je fis un pas, ma tête se mit à tourner. Poussant un grognement rageur, je dus m’arrêter de marcher. Des étoiles pétillèrent devant mes yeux et je failli perdre pied. Je fermai les yeux en prenant une grande inspiration. Il fallait que je reste calme.

Je sortis tranquillement de la tente afin d’éviter un nouvel étourdissement et j’attrapai ma lance posée près du feu éteint. Son poids au creux de ma paume me rassura un peu. J’allais faire souffrir ceux qui s’en avaient pris à ma famille.

Reniflant l’air, je suivis l’odeur de Reena. Vu notre longue vie commune, j’avais une plus grande facilité à la sentir. Je marchai, parfois en titubant, mais j’avançai tout de même. Après une bonne minute, je trouvai le groupe. Et ce que je vis me surpris.

Les Amazones étaient venues chercher notre fille. Elles étaient nombreuses et encerclaient Alyssa ainsi qu’un jeune garçon aux cheveux blancs. Mais ce n’était pas ça qui me surprenait.

Ce qui me surprenait, c’était que les Amazones se faisaient massacrées par ma fille et le jeune homme.

Au premier coup d’œil, la scène paraissait presque comique. Une petite fille âgée de neuf ans, armée d’un katana mesurant presque aussi long qu’elle, ainsi qu’un garçon, un peu plus vieux, armé d’une faux et de ses crocs, combattaient une vingtaine de femmes mûres lourdement armées. On savait déjà qui allait gagner.

Mais après quelques secondes, on pouvait remarquer que leurs mouvements étaient tous bien coordonnés, fluides et fatales. Ils allaient tellement vite que leurs silhouettes en devenaient presque floues.  Leurs coups apportaient toujours une blessure à l’adversaire, et ils finissaient par tuer. Parfois, on aurait même dit que les deux jeunes se parlaient par la pensée : quand l’un était attaqué par derrière, le deuxième faisait une pirouette et frappait l’adversaire. Le spectacle était… hypnotique.

Ce qui me troubla le plus, c’était l’expression d’Alyssa : elle était féroce et impitoyable. Parfois, un sourire effleurait ses lèvres. Elle aimait ça.

Bon sang, mais elle n’était âgée que de neuf mois!

Reena, Sasha et Taylor étaient restés à l’écart, surpris eux aussi par le spectacle. Je m’approchai d’eux.

Quelques minutes plus tard, le groupe des Amazones fut décimé. Seule la chef se tenait encore debout, blessée et pleine de sang. Alyssa et le garçon la regardaient, la même expression de férocité sur le visage.

- Tueurs! Meurtriers!
cria la chef (elle posa son regard sur Alyssa), Je reviendrai, Alyssa la Survivante. Tu as prouvé ta valeur en décimant mes guerrières. Mais ne t’inquiète pas; j’ai plus d’un tour dans mon sac.

Vite comme l’éclair, elle sauta dans un arbre et disparut dans les profondeurs de la forêt.

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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Taylor Prystal le Jeu 28 Juil - 20:45

En entendant d’étranges sons, Sasha se redit, puis son regard s’alluma comme une bougie. Elle avait peur pour Apocaboom et si je ne la calmais pas tout de suite, elle entrerait dans sa frénésie.

– Il n’est pas blessé.

Malheureusement, c’était peine perdue.

– Pour combien de temps?!

Elle était entrée en frénésie en entendant les bruits métalliques de lames s’entrechoquant. Un combat avait lieu. Étais-ce entre Apocaboom et Alyssa? Pourquoi la jeune fille l’avait-elle suivi? J’essayais de retenir ma petite furie lorsque Reena apparut effrayé.

- Si votre vampire de fils à fait du mal à ma fille, je vous égorge de mes propres mains!

Comment l’avait-elle appelé?! J’eus à mon tour des envies de meurtre. Reena partit à la course suivie par Sasha.

– Ta fille a suivi notre fils! C’est de sa faute! Si elle l’a énervé, elle l’a mérité!

Je suivi Sasha. J’espérais que personne n’était gravement blessé. Lorsque nous arrivâmes sur les lieux du combat, tous semblaient stupéfaits. Apocaboom et Alyssa se battaient côte à côte comme s’ils étaient d’anciens frères d’armes. Dos à dos, aucun ennemi ne réussissait à les toucher. On aurait dit qu’ils discutaient ensemble par télépathie, chacun fessait ce que l’autre voulait qu’il fasse. Toujours dos à dos, Apocaboom coinça ses bras dans ceux de la jeune femme, il s’abaissa pour qu’elle soit levé à l’horizontale et commença à la faire tourner. Celle-ci donna des coups de pieds à ses ennemis. Des têtes arrachées se mirent à volé dans les airs. Sasha regardait le tout un sourire sadique aux lèvres.

– C’est magnifique.

Je me mis à rire. Il n’y avait que Sasha pour aimer la vue d’une douzaine de têtes volantes. Elles étaient treize en tout. Il ne restait que l’ancienne chef, Kenda. Celle-ci avait laissé les commandes à sa petite fille, il y a une semaine.

- Tueurs! Meurtriers! Je reviendrai, Alyssa la Survivante. Tu as prouvé ta valeur en décimant mes guerrières. Mais ne t’inquiète pas; j’ai plus d’un tour dans mon sac.

La jeune femme lui lança un regard furieux. Apocaboom, comme à son habitude, resta impassible. Ce garçon se fichait de tout m’a parole! Il devait tenir cela de Sasha. Celle-ci se mit à poursuivre la chef.

– Sasha attends!

J’essayais de la rattraper, mais je fus projeté par une rafale de vent.

– Non, toi tu es le gardien tu dois mettre en sécurité tout ce petit monde.

J’allais lui répondre, mais j’entendis la mélodie caractéristique d’une parfaite cannibale.

<< Une, deux, Sasha te coupera en deux
Trois, quatre, remonte chez toi quatre à quatre
Cinq, six, tu seras plein de cicatrices
Sept, huit, surtout ne dors pas la nuit
Neuf, dix, tu sers de sacrifice

Un, deux, voilà Sasha le silencieux
Trois, quatre, attention il va te battre
Cinq, six, c’est un maléfice
Sept, huit, écoute ce bruit
Neuf, dix, c’est bientôt fini >>

Il n’y avait plus rien à faire en ces cas-là. Je soupirais ravalant mon orgueil d’homme qui ne sert à rien. Je pourrais le sentir si elle était blessée. Je vais mettre notre fils et la famille Walters en sécurité. J'eus plus de difficulté à convaincre Apocaboom qu’Alyssa et sa famille, à retourner aux tentes. Mon garçon ne me disait pas pourquoi il voulait tant partir. La seule chose qu’il dit fût : << J’ai faim, bouge >>. Je grimaçais en entendait cela. Ce n’était pas vraiment les paroles que je voulais entendre.

– Tu n’aurais pas plutôt envie de me dire, je sais pas moi… Je t’aime papa?

– Je ne t’aime pas otoosan. Je ne te connais même pas.

Aie. Ca fessait mal. J’avais l’impression qu’il me poignardait.

– N’aurais-tu pas envie de savoir plus de choses sur tes parents?

– Non.

Une seconde dague me transperça le cœur.

– Je suis un ange gardien. Je peux sentir quand toi, ton frère et ta mère ont mal.

Une ombre passa sur son visage et ce fut comme si j’avais jeté de l’huile sur un feu. Il semblait dégouté de son père. Il avança vers moi lentement.

– Alors pourquoi n’es-tu pas venu m’aider lorsque ses loups me traitait comme un chien?!

– Je ne savais pas où tu te trouvais… Ta mère et moi t’avons cherché, toi et ton frère… Nous vous cherchons depuis tant de temps…

– Pour quoi faire? Vous voulez me contrôler moi aussi?

– Non, nous ne voudrions jamais…

Il me coupa. Toute sa rage me tombais dessus, c’était comme si une pluie d’acide s’abattait sur moi.

– Plus personne ne m’utilisera! J’ai tué tous les loups de mon ancienne meute! Même l’alpha! N’es-tu pas fier de tout enfant? Je suis un monstre. Un monstre Alpha qui aime se nourrir du sang.

Je souris.

– Comme Sasha. Tu lui ressemble beaucoup tu sais.

– Mais je ne ressemble en rien à toi!

Le troisième poignard se logea dans mon cœur. Jamais deux sans trois en? Je déteste cette règle. Mon fils partit donc vers Sasha. Alyssa commença à le suivre, mais celui-ci se retourna vivement en lui criant dessus.

– Ce n’est pas parce qu’on s’est battus ensemble qu’on est maintenant des supers copains!

Mon fils fit alors un drôle de regard et s’écroula au sol. À genoux, il vomit. J’accouru vers lui. Alyssa, étant arrivé avant moi, sembla apeuré.

– Il a été empoissonné.

Quoi?! Comment pouvait-elle savoir cela?

– Ce n’est pas les amazones, c’est un poison qui se propage par la sueur ou la salive. Il a dû l’attraper en mordant papa.

Bon, ce n’était pas le genre de punition que je voulais lui donné. Je remarquais alors qu’il était pâle et que sa marque de naissance avait disparu. Il était malade.

– Quels sont les effets?

– Colère et aucun filtre avant de parler. Le fait de combattre à accélérer la contamination de son système.

Bon, ça expliquais certaines choses.

– On va le plonger dans le l’eau et tout ira bien.

– Parfait je l’amène.

Je pris mon fils dans mes bras. Il était si blême… Je me mis à courir vers la chute d’eau. Après une quinzaine de minutes, je le jetais dans l’eau en retenant sa tête à la surface pour qu’il ne s’étouffe pas, mais la petite Alyssa s’écria :

– Non! La tête doit être aussi dans l’eau.

Je plongeais donc sa tête. Je me jetais aussi complètement dans l’eau au cas où j’aurais été contaminé. Après ce qui me sembla des heures, mais qui ne devait être qu’une minute, il ouvrit les yeux et émergea de l’eau. Comme il ne disait rien, je lui expliquais qu’il avait été empoissonné en mordant Sam et qu’Alyssa l’avait sauvé. Cette dernière se tourna vers son père déterminé.

– Papa, toi aussi tu dois prendre un bain.

La jeune femme semblait plus intelligente que ses parents, c’était… Étrange. Apocaboom me fit un signe de tête. Cela devait dire merci dans son langage. Il se tourna alors vers Alyssa et lui dit presque en chuchotant :

– Merci.

Cela sembla lui coûter de lui dire ce mot. Que lui était-il arrivé? Mon fils finit par sortir de l’eau lorsque nous aperçûmes de la fumer. Reena cria que quelqu’un avaient mis les tentes en feu. Apocaboom, Alyssa, Reena et Sam se mirent à courir vers le feu, mais moi non. Au lieu de cela, je tombais au sol le souffle court. Sasha avait été blessé. Cette femme aurait dû m’écouter bon sang! Je me mis à courir vers où elle était partit. Je la retrouvais huit minutes plus tard. Celle-ci était assise sur l’ancienne chef. La pauvre femme avait eu toute la peau arrachée par les bagues rasoirs de ma femme. Mon amour avait un coquard au-dessus de l’œil gauche et saignait du front. Elle semblait s’en ficher, trop occupé à déguster le foie de son ennemi. Je mis mes mains sur mon front me demandant ce que j’allais faire de ma famille de sadique.


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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Sasha Ryan le Ven 29 Juil - 22:07

Je poursuivais Kenda depuis environ dix minutes lorsque je décidais que nous étions assez loin. L’attrapant par son énorme crinière, je la fis tomber sur le dos. Elle grogna tandis que je m’installais sur son ventre. Je portais toutes mes bagues, je lui en fourrais deux dans le nez.

– Tu bouges et je te les enfonce dans la cervelle.

– Qu’est-ce que tu veux?!

– Je sais que vous n’attaquez pas ainsi habituellement. Je veux que tu me dises tout.

– J’ai passé les commandes trop tôt ok?! La petite ne s’est pas assez renseignée. Alyssa est une bonne guerrière. Elle réussit à survire à tout! Apple, ma fille est imprudente. Elle pensait qu’envoyer 12 de ses soldats et sa mère permettrait de tuer cette vermine, mais cela n’a pas marché.

– 1 contre 12… Ce n’est pas très loyale…

Ma cible grimaça.

– Justement, nous aurions gagné si le vampire ne s’en était pas mêlé, il…

N’aimant pas le ton utilisé pour dire vampire, je lui arrachais de la peau dans le cou.

– Ce vampire à un nom; A-PO-CA-BOOM.

– Ce gosse a tué à lui tout seul une meute entière de loup-garou! Non seulement il était encore un bébé, mais il a fait aussi tout un carnage. Croyez-moi, j’étais là lorsque nous avons découvert la scène. C’était… Horrible. Un vampire, ça n’a rien d’humain. Il a tué l’alpha, puis les bêtas. Plus de 150 de notre race. Le campement des loups était recouvert de sang et les égouts étaient bouchés par des morceaux de cervelles. Le sang tombait dans l’océan laissant une trainée rouge. C’est un monstre.

Je souris en entendant les exploits de mon fils.

– Tu as l’air d’avoir peur de lui.

– Ah! Ah! Ah! Je vais te dire un petit secret, ton fils est celui dont on parle à nos enfants lorsqu’ils font quelque chose de mal. Nous leur disons : << Si tu n’arrêtes pas, tu attireras l’attention du Vampire se prenant pour un alpha et il viendra boire tout ton sang. >>

Amusant.

– Vous comptez donc le tuer lui aussi?

Un frisson parcouru ma cible et elle me regarda comme si j’étais cinglé.

– Jamais nous ne voudrions nous attaquez à lui, j’avais ordonné à mes femmes de partir dès que je l’ai vue arrivé, mais il était trop tard. Nous aurions dû surveillez les alentours avant d’attaquer la jeune femme. Pourquoi se f*utu vampire est venue l’aider?!

Bon, moi aussi je me demandais cette question, mais je ne pouvais pas lui avouer. Une chose était certaine, sa tribu avait peur de mon fils, mais pas de moi. Plutôt triste.

– C’est à mon tour de te dire un secret; Apocaboom est mon fils et en tant que un de ces parent, je vais te montrer ce que nous fessons de mieux dans la famille.

Elle me regarda avec de grands yeux tout en ouvrant la bouche et en la fermant à plusieurs reprises. On aurait dit un poisson rouge hors de l’eau.

– Quoi?! On a perdu sa langue?

Je sortis mes lames de rasoirs de son nez en créant deux nouveaux trous.

– Ah!!! Mais… Mais je t’ai tout dit!!!

– Je n’ai jamais promis de ne pas te toucher si tu parlais… Je dois avouer que tu as parlé assez facilement. Tu t’es ramolli avec le temps. Je t’ai connu plus forte.

– Tu es… La démone avec l’ange?! Mais pourquoi… Comment..? Comment as-tu pu donner naissance à un vampire?!

– Ah ça… Hihihi! C’est une longue histoire.

Je sortis deux de mes couteaux de chasse.

<< Une, deux, Sasha te coupera en deux
Trois, quatre, remonte chez toi quatre à quatre
Cinq, six, tu seras plein de cicatrices
Sept, huit, surtout ne dors pas la nuit
Neuf, dix, tu sers de sacrifice

Un, deux, voilà Sasha le silencieux
Trois, quatre, attention il va te battre
Cinq, six, c’est un maléfice
Sept, huit, écoute ce bruit
Neuf, dix, c’est bientôt fini >>

Je commençais par lui découper les paupières pour qu’elle ne puisse pas fermer les yeux sur tout ce que je m’apprêtais à lui faire. J’utilisais en même temps mon pouvoir de l’air pour la retenir au sol.

– Sale démone!!! Lâche-moi tout de! Ah!!! Non!!! Arrête! Je t’en supplie!

Je me baissais prêt de son oreille pour lui chuchoter des petits mots.

– Mais, ce n’est que le commencement ma chère...

J’entrepris de lui découper le bout des doigts, juste sous les ongles. C’était un peu difficile de couper un os avec un couteau, mais c’était faisable. Je fis de même avec ses orteils. Je me penchais ensuite sur ses cheveux. Sa magnifique crinière… Avec un sourire sadique, je tirais sur sa tête et lui coupais tous ses poils roux d’un coup. Ma cible pleurait, me suppliait d’arrêter, se débattait de toutes ses forces, mais je la surpassais en tout point. J’étais le plus fort. Je vais prendre mon pied aujourd’hui, je le sens!

– Pitié…

J’imitais sa petite voix de fillette.

– Pitié ne me fait pas mal… Ce n’est pas comme si j’avais attaqué ta progéniture et sa petite copine.

Elle ne sembla pas me trouver drôle. Dommage. Je lui coupais donc les vingt doigts aux jointures, puis les doigts aux complets. Lorsque j’eus fini cette tâche, je lui coupais les poignets et les chevilles. Ne voulant pas qu’elle se vide de son sang trop vite, j’avais fait des garrots à ses épaules et au-dessus de ses cuisses avec ses vêtements. Ma cible ne portait maintenant qu’un string.

– Dit-moi, pourquoi as-tu un sein de couper?

– Va te faire f*utre!

– Ce n’est pas très gentil ça…

Je me mis à lui arraché la peau du ventre avec mes bagues. Je n’avais fait que le deux tiers de tout son torse (devant et derrière compris), lorsqu’elle me donna la réponse voulu. Elle n’était pas si forte que cela… Moi qui espérais pouvoir m’attaquer à son visage avant qu’elle ne cède!

– Il me dérangeait lorsque je tirais à l’arc.

Je pouvais comprendre le fait qu’il la dérangeait. Moi aussi, je n’appréciais pas les miens. C’était un rappelle persistant que je n’étais pas un homme pour la grande majorité de la planète. Boff. Ils pouvaient bien penser ce qu’ils voulaient. Je suis un mec, moi, et je le sais.

– Je vais donc te rendre service en fessant…

Je lui coupais le second sein.

– Cela.

Son cri de douleur explosa dans mes tympans. J’adorais entendre crier mes proies… Et voir le liquide de la vie éparpillé un peu partout. Lorsqu’elle se calma enfin, je lui coupais les bras à la hauteur des coudes, puis les jambes aux genoux.

– Tu vas continuer cela jusqu’où?

Un sourire de carnivore brilla sur mon visage couvert de sang lorsque je lui répondis.

– Jusqu’où tu penses? Il me faut combien de morceaux de maman louve pour que sa petite fille chéri comprenne qu’il ne faut pas attaquer ma famille?

– Je pense que tu en as assez. De toute façon, Apple me déteste. Ça ne lui fera ni chaud ni froid de me voir morte.

Je fis non de la tête.

– Tututututut… Je ne crois pas. Il manque encore BEAUCOUP de pièces à lui donner en cadeaux.

Un cercle de feu apparut autour de nous. Elle voulait m’attaquer? Je me remis à lui arracher de la peau.

– Éteins ça tu veux?

– Non.

Une boule de feu se créa au-dessus de nos têtes. J’étais prêt à la faire dévier de sa trajectoire lorsqu’elle la lancerait sur nous, mais la jeune femme rata sa cible toute seule.

– Tu es plus faible encore de ce que je pensais… Rater ca cible. Comment as-tu pu un jour devenir chef?

– Je n’ai pas raté ma cible. Je ne la rate jamais.

– Non?

– Non, je visais vos tentes.

– Nous n’avons pas de tentes.

Je haussais les épaules et me mis à découper toutes les jambes de mon ennemi et tous ses bras. Celle-ci ne recherchait plus de pitié, elle avait changé de tactique. Maintenant, elle m’insultait moi et ma famille dans l’idée que je la tue rapidement sur un coup de rage. Malheureusement pour elle, je n’étais pas dupe. Je ne lui offrirais pas une mort rapide, mais plutôt une lente et torturante mort. Après lui avoir arraché les oreilles, coupés les lèvres et le nez, celle-ci réussi, je ne sais pas trop comment à relever assez sa tête pour me donner un coup sur le visage. Elle me toucha durement au-dessus de l’œil gauche. Furieuse, je lui en donnais un aussi, lui éclatant presque toute la tête. Je sentis mon sang coulé. Mon ennemie était tombée inconsciente. Je la réveillais à grands coups de claques, puis lui arrachais les yeux avec mes dagues. Je la dépouillais alors de toute sa peau restante. Elle finit enfin par mourir pendant que je mangeais son torse à pleine bouche. Taylor arriva lorsque je fus rendu au foie.

– Sasha…

Je me relevais, avec le torse de mon ennemi dans les mains. Je dépassais Taylor comme si rien n’étais.

– Peux-tu envoyer les morceaux à sa charmante fille? Elle s’appelle Apple. Je vais apporter le torse à notre fils. Ses parents doivent le nourrir un peu pour qu’il reste fort.

Taylor me regarda mi amusé mi effrayé. Pourquoi? Il n’a pas peur de moi habituellement.

– Oui, oui, je sais; tu as envie de m’embrasser, mais tu préfèrerais que je prenne un bain avant. Je te retrouve plus tard beau gosse.

Taylor emballa à la vitesse de l’éclair les morceaux de la maman louve avec ses propres vêtements sanguinolents et tout déchirés, puis me rejoignit dans ma petite marche de santé.

– Les tentes sont en feu.

– Quelles tentes?

– Celle servant de maison pour les Walters.

– Ah… C’est la faute de maman louve.

– J’avais peur que tu sois blessé… J’ai eu peur pour toi.

Bon, je comprenais mieux son air effrayé.

– Tu me connais vraiment mal alors. Je suis fort.

– Je t’aime.

Je m’arrêtais. Me retournant lentement vers lui, je le dévisageais.

– Tu es chanceux.

Lui tournant le dos, je me remis à marcher.

– Pourquoi?

– Je t’aime aussi.

Il m’attrapa alors par le bras, me fit tourner vers lui et m’embrassa fougueusement. Nous en échappâmes maman louve. Pauvre vielle femme…


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Re: [16+] Qu'as-tu dans le ventre?

Message par Apocaboom P.R le Mer 3 Aoû - 19:46

Nous étions en train de courir vers le campement lorsque je remarquais qu’otoosan avait disparu. Était-il partit à la recherche de okaasan? J’hésitais entre continuer ma course ou partir à la recherche de mes parents. Je venais de retrouver ma famille et je ne voulais pas perdre un membre tout de suite. Je n’y étais pas prêt. Je m’apprêtais à faire faux bonds aux Walters lorsque j’aperçus les cheveux au vent d’Alyssa. Cette fille m’avait tout de même sauvé la vie. Serrant les dents, je me dis que je devais payer ma dette.

Après une bonne heure à se battre contre le feu, le campement fut enfin libéré de toutes ces flammes infernales. J’avais utilisé mon pouvoir élémentaire pour étouffer le feu avec du sable. Malheureusement, après ce désastre, on ne pouvait rien sauver. Alyssa avait essayé de me parler, mais je ne lui avais pas répondu. Pendant que je l’aidais elle et sa famille, j’avais compris une chose. Le loup que j’avais mordu était son père. Elle devait donc être une louve. Cet pensé me répugna. Sans demandé mon reste, je partis à la recherche de otoosan et okaasan. J’avais payé ma dette. Alyssa essaya de m’empêcher de partir, elle voulait savoir pourquoi j’étais si froid avec elle.

– Je vais chercher otoosan et okaasan.

– Attends…

Elle me toucha le bras, rapidement, je me libérais en m’éloignant d’elle comme si elle avait la peste. C’était ça ou la blesser.

– Qu’est-ce qui te prends?

Je la fixais comme un prédateur fixe sa proie.

– Écoute, je te remercie de m’avoir aidé, mais j’ai payé ma dette maintenant. Je suis un vampire et vous êtes des loups, je sais très bien comment vous traiter habituellement ceux de mon espèce. Je n’ai pas tué toute cette misérable meute de loups pour ensuite faire copain-copain avec… Une louve.

Elle allait me répondre lorsque ses parents s’approchèrent inquiets. Alyssa tourna la tête vers eux et j’en profitais pour me téléporter dans un arbre. Je partis ensuite en sautant d’arbre en arbre.

Je retrouvais mes parents peu de temps après. Ils dormaient près d’un torse. Seulement un torse. Il n’y avait aucune goutte de sang au sol. Marchant sur une brindille, je réveillais okaasan. Elle était couverte de sang tout comme mon père. Que c’était-il passé?

– Apocaboom? Ah, je t’ais rapporter ce torse pour te nourrir. Je ne veux pas gaspillé une goutte de sang donc…

– Il n’y a pas une goutte au sol, tu as fait des garrots tellement serrés que rien ne passe.

– Tu ne veux pas la gouter?

C’était une femme?

– Quel race?

– Loup-garou.

– Je ne bois habituellement pas le sang d’un corps froid, mais j’ai besoin aujourd’hui de boire du loups.

Ma mère fronça les sourcils, puis se recoucha près d’otoosan tout en me regardant. Je levais le corps de ma main droite. Il y avait déjà un trou béant. Quelqu’un, sans doute ma mère, avait dévoré tout l’intérieur et bu beaucoup de sang. Il ne restait presque rien. Grimaçant, je rejetais le corps au sol.

– Elle ne sent pas bon?

– Il ne reste presque rien.

Sans répondre, je partis. J’étais resté sur ma faim. Ma colère me donnait envie de me nourrir d’un loup. Jusqu’à la dernière goutte. J’entendis ma mère derrière moi se jeter sur le torse et finir son repas. Je suis capable de chasser seul. Je le fais depuis ma naissance.

Lorsque la nuit fut tombé, j’avais enfin rejoint le campement des louves. Elles étaient autant que les mâles, mais elles avaient plusieurs enfants à s’occuper. Je me cachais dans le feuillage à l’affut d’une proie s’éloignant un peu trop du feu de camp.

– Nous allons devoir enlever Sam, c’est le seul male de plus de 18 ans sur cette île. Sans lui, nous n’aurons aucun enfant pendant des années. Nous envoyions nos garçons dès l’âge de 13 ans dans le camp des mâles. Maintenant, qu’ils n’existent plus, nous avons le contrôle intégral de l’île, mais nous n’avons plus de sperme. Nous allons envoyer une éclaireuse pacifique lui demander de venir seul nous rejoindre. S’il ne veut pas, nous l’enlèveront durant son sommeil. Nous sommes exactement 28 femmes. Il devra nous mettre toutes enceinte avant de partir qu’il le veuille ou non.

– J’ai entendu parler aussi de cet ange… Taylor je crois. Il est magnifique, nous pourrions aussi…

– Non.

– Mais je n’ai encore rien dit…

– Je ne veux pas de bâtard. Seulement des purs races, suis-je clair?

– Oh. Oui, maîtresse.

– Envoie Hidette, surtout dit lui d’éviter le Vampire, la cannibale et la jeune louve. Ma mère n’est pas encore revenue et je soupçonne un des trois de l’avoir enfermé voir tuer.

Elle avait donc en tête d’enlever le père d’Alyssa… Pourquoi avais-je encore envie d’aider la fille? Arg. Je devais me nourrir et vite! J’aperçus alors l’éclaireuse partir à la course. Parfait. J’allais me faire un hot dog! Je me mis à courir derrière elle et lorsque je fus assez proche, je me téléportais devant elle. Sans lui laissé le temps de crier, je lui coupais la gorge à l’aide de mon kunaïs. Lui retenant les bras derrière le dos, je me penchais pour boire le sang giclant de partout. Miam. Si chaud… Si doux… Si frais… Si crémeux… J’étais en transe devant cet excellent breuvage. La louve étais forte, elle ne tombait pas dans l’inconscience. J’aimais cela car son rythme cardiaque restait élevé et le sang ruisselait toujours aussi rapidement dans ma gorge. Pour échapper à ses coup de pied, je la levais dans les airs en la serrant contre moi, mes bras tenant les siens derrière son dos et la fit tomber durement au sol. Là, elle tomba dans les pommes. Oups… J’y étais peut-être allé fort là.

Lorsqu’il ne resta plus une goutte du liquide écarlate dans ses veines, j’abandonnais la proie dans un buisson, puis m’éloignais. Quelques minutes plus tard, j’escaladais un arbre et m’assis sur une branche. Sans m’en rendre compte, je m’endormis.

CAUCHEMAR : *
<< My soul is steel. My body is ferrous metal. No other sounds exist for me in this world, but the beating of my heart. But, when my heart trembles and ferrous steel merges with hot blood, a sword of blood will be reborn. Which shall cleave stigmata: the symbol of a warrior. >>


Mon épée apparut, elle grossissait à vue d’œil, j’avais tant de plaie ouverte que le sang coulait de partout me permettant de puiser tout le fer. Je devais m’en garder un peu dans le corps sinon j’allais tomber à terre. Regardant autour de moi, j’analysais. J’étais au beau milieu du désert, dans un trou assez profond surement créer par la tomber d’une météorite. Une meute de loups garous affamés m’observait. Une centaine de loups. L’un deux tenait Alyssa entre ses grosses pattes. Il la caressait, mais la jeune femme ne le voulait pas. Elle pleurait. Cette vision me fit mal au ventre. J’avais envie de tuer ses loups, j’ai toujours envie de les tuer, mais je me demandais si je voulais aussi aider la jeune femme. Celle-ci sait très bien se battre, elle pourrait m’aider si je la libère, mais je n’ai pas besoin d’aide. Je suis un solitaire. Même si je suis couvert de sang, ce n’est pas grave. Je tiens toujours debout. Un loup mâle assez costaud se mit à crier.

– Vampire! Rends-toi ou je tue cette louve que tu aimes tant.

– Qui t’a dit que je l’aimais?

– Ne nous fait pas croire que tu ne l’aimes pas. Elle t’adore. Alyssa c’est fait prendre au piège en voulant désamorcer une bombe qui allait te tuer.

– La bombe ne m’aurait pas tué. Je n’étais même plus dans le château de sable lorsque vous l’avez mise là. C’est un amour à sens unique.

– Tu… Tu étais au courant?

– Bande de ‘‘bakas’’!

Sur ce, je séparais mon épée en plusieurs mini lames et tuais tous les loups autour de moi. La centaine de Créatiques tombèrent au sol, mort. Alyssa enfin libéré, couru vers moi.

– C’était une bonne idée de leur mentir pour…

– Je ne leur ai pas mentit.

– Tu… C*nnard!

Elle me gifla. *


Je me réveillais en sursaut, sentant toujours la gifle sur ma joue. Comprenant que j’avais rêvé, je me demandais si j’étais devenu cinglé. Qu’est-ce qui m’arrivait?!


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