Nora / Tout perdre en voulant tout gagner

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Nora / Tout perdre en voulant tout gagner

Message par Nora Rosenwald le Mar 12 Jan - 20:56


Bonjour, je m’appelle Nora Rosenwald


I- Carte du personnage


Nom: Rosenwald
Prénom: Nora
Age: 22 ans
Éléments: Terre

Armes: Deux longs poignards tranchant en fer, un poing américain avec une lame de couteau, une épée dont le manche est fait d'onyx et d'or.
Race: Démon

Autre: Avarice
Thème musical:  Cliquez!




II- Personnalité et physique



JE SUIS CE QUE JE SUIS ...

Nora est une fille qui n’aime pas vraiment la compagnie des autres; elle est difficile d’approche et fait confiance à quasiment personne. Depuis l’explosion, sa personnalité a complètement changé. Avant, elle était une fille gaie, joyeuse et prête à aider tout le monde. Aujourd’hui, c’est une jeune femme indifférente, froide et qui ne laisse paraitre rien de ses émotions. Elle n’a pas d’ami, à part quelques exceptions. Puisque Nora est le démon de l’avarice, elle tient à tout avoir et à tout garder. Seulement, dans les moments où le démon prend le contrôle de tout, elle laisse tout ce qu’elle possède pour être certaine de ne manquer de rien. On peut dire qu’elle se prive de tout en essayant de tout gagner, et qu’elle ne se concentre pas vraiment sur ce qu’elle possède, mais plutôt sur ce qu’elle pourrait posséder.


Nora a les cheveux blonds extrêmement pâles, presque blancs. Elle a les yeux bleus pâles, comme la couleur de la mer, et la peau très blême. Elle est très grande, à peu près cinq pied huit, et a un corps mince et élancé qui peut rendre jalouse n’importe quelle fille. Elle a un Crystal de l’explosion sur le haut de la joue gauche; un onyx noire. Cette pierre lui chauffe la peau en contact avec elle lorsque Nora sent le sentiment qui lui appartient ou quand son démon prend le contrôle de son esprit. Sa mutation génétique est que, lorsqu’elle est dans une crise démoniaque, ses yeux bleus deviennent d’un blanc vitreux, comme ceux d’un aveugle (Voir : http://i68.servimg.com/u/f68/19/32/99/02/yeux11.jpg ). Elle peut tout de même voir.

Nora a trois armes en sa possession; deux longs poignards, un poing américain allongé d’une lame de couteau et  une épée très spéciale. Cette dernière est fait d’onyx, sa pierre représentative et d’or. Elle lui vient de son grand-père maternel, un héritage qu’il lui a laissé à sa mort. Nora n’a jamais su pourquoi il lui avait donné cette arme transmise de génération en génération, mais aujourd’hui, elle lui est reconnaissante, puisque cette épée est son seul lien avec son ancienne famille. (Poing  américain : http://i68.servimg.com/u/f68/19/39/63/22/nora_a10.png
Poignard : http://i68.servimg.com/u/f68/19/39/63/22/poigna12.jpg
L’épée : http://i68.servimg.com/u/f68/19/39/63/22/poigna11.jpg )



III- Il était une fois…



VOICI MON HISTOIRE ...

L’enfance

J’étais seule dans la cours, me balançant sur ma petite balançoire. Je veux dire, presque seule, car Hannah, ma nourrice, était là pour me surveiller comme à l’habitude. Elle était âgée de seize ans, et moi, de sept. Elle tricotait assise sur un banc. Elle adorait faire ça. Personne ne comprenait pourquoi, avec son si jeune âge. Pour eux, seules les personnes âgées tricotaient. Sans trop m’en faire, je continuai à me balancer énergiquement.

Le soleil était à son zénith, et c’était une belle journée. Pas un nuage dans le ciel et une petite brise de vent venait me rafraichir le visage. Le jardin était parfaitement taillé et, au loin, se dressait le Manoir Rosenwald, ma maison. Je tenais une rose blanche à la main. Je les adorais, c’était mes fleurs préférées. J’aimais faire pousser des roses, ici, avec Harold le jardinier.

Mais, alors, me sortant de mes rêveries, un cri et un coup de feu résonnèrent au loin. Le timbre de la voix m’était familier… Maman.

Je sautai en bas de ma balançoire, paniquée. Hannah avait elle aussi arrêté ce qu’elle faisait. L’angoisse se lisait sur son visage lorsqu’elle se leva de son siège. Elle avait l’air terrifié.

« Nora, ma chérie, me dit-elle, pressée, Il faut que tu t’en ailles. Sauve-toi loin. Allez! Va-t’en, Nora! »

Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, et sans pouvoir me contrôler, je commençai à pleurer. Mais que ce passait-il? J’avais si peur, maman et papa était loin de moi, je ne savais pas ce qu’il pouvait leur arriver, arriver à moi. Hannah me répéta alors de m’enfuir. Sans trop savoir quoi faire, je pris la course à travers le dédale de feuilles, ma rose toujours à la main.

J’étais complétement terrifié. Je ne regardais pas où j’allais, me concentrant seulement à essayer de courir plus vite. J’entendais d’autres coups de feu, et à chacun de ces bruits, mes sanglots redoublèrent. Jusqu’à ce que je trébuche et que j’atterrisse devant lui.

C’était un homme, sûrement âgé de vingt-cinq ans, et il tenait un énorme fusil dans ses mains. Sa barbe avait vraiment besoin d’être rasée, et il avait un air cruel. Sa chemise était entrouverte, ce qu’il laissait voir un énorme tatouage; une étoile à cinq branches transpercés d’une croix (Voir : http://i68.servimg.com/u/f68/19/39/63/22/tatout10.png ).

 « Salut, petite, me dit-il d’une voix pas très rassurante tout en s’approchant de moi, Qu’est-ce que tu fais ici toute seule? (Il laissa échapper un rire rauque qui me fis frissonner de peur) Maman et papa ne sont pas là pour t’aider? Oh, comme c’est dommage… Mais ne t’inquiète pas, je vais bien m’occuper de toi…

Il s’avança vers moi, un sourire sadique sur ses lèvres. J’étais pétrifié par la peur, et je ne pouvais plus bouger. Mais, alors que cet homme horrible allait me toucher, mon père arriva comme un héros derrières des feuillages, une arme à la main. Et pas n’importe quelle arme, c’était une énorme carabine.

Je n’arrivais pas à y croire. J’avais l’impression que mon monde entier s’écroulait autour de moi. Mon père avait une expression sauvage, rempli de colère et de… d’animosité. J’étais terrifié, même si je savais que mon père ne me ferait jamais de mal.

Le pire, c’est que lorsque mon père tira sur l’horrible monsieur, ce dernier appuya aussi sur la gâchette. Et alors, les deux hommes s’écroulèrent devant moi, mon père avec une balle dans la poitrine et l’autre avec une balle dans la tête.

Tout ce que je pouvais faire, c’était crier.

Alors, je criai.

Le recommencement

Comme c’était pénible.

À seize ans, on ne devrait pas avoir à tout abandonner sa vie. Sa maison, ses amis, sa famille… On ne devrait pas laisser derrière nous son père en prison pour crimes mafieux, la tombe de sa mère morte depuis neuf ans et toutes les richesses qu’on possédait. Non, on ne devrait pas.

Et pourtant, c’est ce qui m’arrivait. J’ai quitté notre manoir, car, faute d’argent, nous avions dû le vendre. Mon père faisait partie de la mafia allemande et s’était fait prendre il y a quelques semaines. Ce pauvre, personne ne devrait l’avoir comme père. Il a survécu Dieu sait comment à une balle de fusil en plein la poitrine, une blessure que même les meilleurs médecins disait qu’elle était mortelle. Et maintenant, la police a appris qu’il faisait partit de la mafia. L’argent de la famille qui, apparemment, m’appartenait n’était pas vraiment à moi, mais plutôt à de faibles personnes volées. Donc, la police la repris et je fus fauchée. On peut dire, en quelques mots, que ma vie partait en fumée.

Ma tutrice légale, puisque je me retrouvais à moitié orpheline, était Hannah, mon ancienne nourrice. Il avait paru naturel aux services sociaux de me léguer à celle qui m’avait pratiquement élevé. Le gouvernement nous avait donné une petite somme d’argent pour nous dépanner un certain temps, donc nous avons pu nous acheter une modeste maison dans un petit village non-loin de notre ancien manoir.

Et, comme vous aviez surement devinez, c’était pénible.

La maison était laide, petite et sentait le moisi. Tous nos domestiques avaient été congédiés et maintenant, il fallait que je me trouve un travail. J’avais vraiment tombé au fond du baril.

Et me voilà, assise sur mon lit, à me demander qu’est-ce que je faisais là. Trois mois avaient passés depuis notre aménagement dans cette baraque. J’essayais de plier les quelques chandails qui me restaient, en vain. Je n’avais jamais appris comment faire dans mon ancienne vie, car il y avait toujours quelqu’un pour le faire à ma place. Et, évidemment, Hannah souhaitait que j’apprenne à faire ça seule, car à partir de maintenant, il n’y aurait plus jamais personne qui le fera pour moi. Et elle n’avait peut-être pas tort.

J’arrêtai ma tâche lorsque j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer. Hannah venait surement de rentrer faire les courses, et je décidai d’aller la rejoindre. Elle avait disposé ses achats sur le comptoir, et quand j’arrivai près d’eux, je ne pus m’empêcher d’être paniqué.

- Hannah! Mais qu’est-ce que tu as fait? Tu as surement dépensé toutes nos économies avec ça!

- Mais non, Nora, tu t’en fais pour rien. J’ai respecté le budget.

- Je ne crois pas, non.

- Nora, arrête. Ce n’est pas à toi de t’occuper de ça. C’est moi l’adulte, c’est moi qui gère l’argent. Justement, je voulais te parler de quelque chose. Tu as changé depuis que… depuis ça.

- Pardon? Mais de quoi tu parles?


Je ne vous le cacherai pas, elle me tombait sur les nerfs. Elle était là, comme si elle dirigeait ma vie, comme si elle était ma mère. Je détestais ça.

- Tu es trop jeune pour t’en faire avec l’argent, Nora. Arrête de vouloir essayer de tout vouloir garder, comme si on allait finir par tout perdre un jour comme…

- Comme il y a trois mois.

- Oui, c’est ça. Je crois… je crois que tu as été très traumatisé par cet évènement, et je veux t’aider à passer à travers cet épreuve. Tu peux m’en parler, Nora chérie. Je suis là pour toi et…

- Wow, Hannah, ça suffit. De un, je vais très bien et je n’ai jamais été traumatisé. De deux, tu n’es pas ma mère ni mon psychologue, donc je ne te dois rien. Maintenant, excuse-moi, mais j’ai des choses à faire.


Alors, je partis dans ma chambre et claquai la porte derrière moi. Mon cœur battait la chamade dans mes oreilles, et je ne pus empêcher les larmes de couler. Le dos accoté à la porte, je me lassai glisser sur le sol. J’avais les mains engourdis, mes poumons étaient en feu et j’avais de la misère à respirer. Les sanglots affluaient sans arrêter et sans que je puisse les retenir. Un nœud me tordit violemment l’estomac. Je ne savais pas ce qui m’arrivait ni pourquoi. Alors, comme instinctivement, je me trainais à quatre pattes vers mon garde-robe. J’ouvris la porte coulissante, sortit une petite boite à chaussure du fond du placard et l’ouvris. Alors, comme pour me calmer, je commençai à compter les billets de vingt euro qui étaient rangé dans le contenant. Enfin rassurée, mes sanglots cessèrent et un silence pesant s’installa dans la pièce.

L’explosion

Les mains dans la terre, je plantai mes grains de rosier que je venais de m’offrir pour mon vingt-deuxième anniversaire. L’engrais était frais et doux sur ma peau nue, et ça me faisait un bien énorme. En finissant de planter la dernière graine, je levai la tête pour contempler mes plants. Mes roses avaient énormément grandi depuis que je les avais planté, il y a de ça plus de quatre ans. Je les avais installées dans ma cour arrière, loin des regards des autres. Ces roses étaient à moi, rien qu’à moi, et personne ne pourrait jamais me les enlevés.

Je finis ma tâche en arrosant mes plants d’une fine couche d’eau et partis vers la porte arrière de ma maison. Alors que je posai la main sur la poignée, j’entendis des bruits de pas et des voix qui provenaient de l’avant de la maison. Retenant ma respiration, j’écoutai ce qu’elles disaient.

- …est tellement étrange. Regarde, tous les rideaux sont tirés. Cette petite cache quelque chose, je te le dis. Depuis que cette mademoiselle Phillips a disparue, personne n’a vu cette fille au le village. Je t’assure, Barty, on tient notre coupable.

- N’exagère rien, Dean. On doit l’interroger avant de sauter aux conclusions. Ce n’est pas parce que tous ses rideaux son fermés qu’elle a nécessairement tué quelqu’un…


C’en était assez pour moi. J’ouvris silencieusement la porte et rentrai dans la maison. Ces hommes devaient être des policiers envoyés pour me prendre tous ce que j’avais… encore une fois. Mais maintenant, je ne les laisserai pas faire. Tout comme je n’ai pas laissé faire Hannah.

Je me précipitai dans ma chambre tout en faisant attention de ne pas faire de bruits. Alors que je prenais ma fidèle boîte à chaussure, on frappa à la porte. Mon cœur s’accélérant sous l’adrénaline, je fermai mon placard, pris une paire de ciseaux, et partit vers ma cour arrière d’où j’étais arrivé. Les policiers martelaient maintenant la porte en criant : « Police! Nous avons un mandat, alors ouvrez-nous! Ne nous obligez pas à défoncer cette porte! » Mais je fis la sourde d’oreille.

Je sortis à l’extérieur, et les policiers ne semblaient pas m’avoir entendu. Je couru alors vers mes roses, mes très chères roses. Si je devais partir, je devais au moins en apporter avec moi.

Je commençai à couper quelques roses, une de chaque couleur. Blanche, rouge, orange, rose… Lorsque je coupai ma dernière rose – une bleue, j’entendis des bruits de pas se diriger vers moi. Je me relevai et me retournai avec grâce vers les policiers, leur offrant mon plus beau sourire.

- Bonjour, messieurs. Je suis désolé, je ne vous ai pas entendus. Vous savez, le jardinage, ça me passionne, alors ce qu’il se passe autour de moi n’a plus grande import…

- On s’en fout,
dit l’homme le plus âgé des deux, On a un mandat pour fouiller ta maison. Tu vas devoir nous suivre après au poste de police. On a quelques petites questions pour toi.

- Non.

- Pardon?
(l’homme ria) Non? C’est une blague? On n’a pas demandé ta permission. On va ratisser cette maison de fond en comble, que tu le veuilles ou non.

Bouillante de rage, je me baissai pour ramasser ma boite à chaussure. Je pris l’arme cachée à l’intérieur et visa sur les deux hommes. Ils firent de même, mais visèrent sur moi.

- Je vous interdis de me prendre ce qui m’appartient!  Tout ça est à MOI! OK? Je veux que vous partiez et que vous me laissiez tranquille. Je ne vous laisserai pas faire…


Ma main qui tenait l’arme tremblait, et je dus de m’en emparer de mes deux poings pour me contrôler. Sans que je puisse m’en empêcher, les larmes coulèrent sur mes joues et la panique me pris.

Non, je ne les laisserais pas faire…

- Lâche ton arme!
cria le plus jeune policier, Lâche ton arme, et personne ne sera blessé. Ne t’inquiète pas…

- Oh, ça suffit, Barty! Je savais qu’elle était folle! Toi, espèce d’idiote, lâche ta foutue arme aussi non je te descends!

- Ne… Non!
criais-je, Je… Je ne vous laisserai pas faire! Ce sont mes roses, ma maison, mon argent, tout est à moi! C’est à moi, vous avez compris? VOUS NE ME PRENDREZ RIEN! CE SONT MES CHOSES! MES ROSES!

Alors j’enlevais le cran de sécurité du pistolet et posai tranquillement le pistolet sur ma tempe.

« Si vous êtes pour m’enlever tous ce que je possède, mieux vaut mourir. Mieux vaut rien avoir qu’avoir rien. »

Puis je tirai.

La seule chose que je sentis avant de mourir, ce fus une grande détonation et le sol qui tremblait sous mes pieds.

La renaissance

Je me réveillai sur un lit de rose. Ça sentait bon, l’air était frais et le ciel était illuminé par un million d’étoiles. Je me sentais calme, paisible. Jusqu’à ce que je me rendis compte que je ne savais même pas où j’étais, ni qui j’étais.

Je me relevai rapidement, prise d’une vague de panique. Je regardai vivement autour de moi, cherchant un élément à lequel me raccrocher. Mon esprit était embrumé, et je ne comprenais rien de ce qui se passait. Mais alors, une clarté perça l’obscurité; mon nom, Nora Rosenwald.

C’était au moins ça. Je savais comment je m’appelais, et je devais m’en tenir à ça. Enfin, pour le moment.

Je devais passer à autre chose, comme, par exemple, trouver un endroit pour m’abriter. Malheureusement, il n’y avait aucun abri autour de moi, à part l’épave d’une maison complètement détruite.

Mais bon sang, où est-ce que j’étais?

Je commençai mon périple à la recherche d’une maison. J’avais fait à peine quinze pas qu’une douleur fulgurante me barra la joue. Je portai la main où j’avais mal, et je sentis une petite bosse. Sans que je le sache pourquoi, je sus exactement que c’était une pierre de cinq millimètres de diamètre incrustée dans ma peau. Un onyx, pour être plus précis. Je tins ma main sur la petite roche jusqu’à ce que la douleur diminue, puis je repartis.

À l’aube, alors que j’avais traversé une forêt, des champs, des clairières ou tout ce que vous voulez, je me trouvai un abri qui me plaisait. C’était une grotte de trois mètres de profondeur et de deux mètres de largeur. L’humidité de l’endroit ainsi que la mousse présente sur les parois me plaisaient. Je m’installai alors au fond de mon nouvel abri, essayant de me mettre le plus confortable possible. Alors que je repliai une de mes jambes sous moi, une rose poussa devant moi, juste sous mes yeux.

Elle était belle, d’une couleur orangée comme le coucher du soleil. Ses pétales étaient grands et charnues. La fleur était belle et pleine de grâce. J’étais émerveillée face à un tel spectacle, et j’en voulus plus.

J’imaginai alors une deuxième rose poussé près de la première, mais encore plus belle. Comme si mes pensées étaient des ordres, la fleur que j’imaginais s’immisça hors du sol pour déployer ses pétales d’un blanc nacré. Encore cette fois, j’en voulus plus.

Les roses poussèrent, encore et encore, tous plus belles les unes que les autres. Elles étaient surtout oranges, et je les trouvais magnifiques. Ce ne fut pas long avant que la grotte soit tapissée de fleur et que de minces lianes commencent à descendre du plafond. Je me sentis alors prise d’une folie. Je voulais des fleurs, plus de fleurs. Elles étaient à moi seule. Leur odeur, leur beauté, leur grâce m’appartenaient. Personne ne les aurait, juste moi. Seulement moi.

C’est alors que je remarquai que mon dos me démangeait au niveau de mes omoplates. Je tournai un peu la tête vers l’arrière et je les vis. Mes ailes. Elles avaient des plumes faites en terre, dont l’extrémité était en onyx. Je les sentais fortes et puissantes. Magnifiques.

Je repliai mes ailes contre moi en me couchant sur le flanc à travers mes roses. Leurs pétales me chatouillaient le nez et mes bras nus. J’étais bien.  Alors, je chuchotai;

« Bonne nuit, mes petites fleurs. Ne vous inquiétez pas, je vais juste dormir un peu. Personne ne nous séparera. Ça, jamais. Je vous le promets.»

Puis, je m’endormis telle une princesse entourée de ses fidèles sujets, mon onyx chauffant doucement ma peau.

La rencontre

Six jours que j’étais là. Six jours, caché dans une grotte comme seule compagnie mes fleurs, six jours que ma pierre me brûlait la joue. Je me sentais pourtant en sécurité, car je savais que personne ne pouvait m’atteindre où j’étais. Mais, évidemment, je me trompais.

Une personne me trouva cette journée-là. En plus, une partie de mes fleurs étaient mortes, et je dus en arracher.

C’était de la vraie torture.

Je grattais le sol dépourvu de fleurs, essayai mon passe-passe de magie et à tous les coups, j’échouais. La peur et la panique prirent le contrôle de mon être. Ma respiration s’accélérait, des larmes me montèrent aux yeux et je n’arrêtais pas de murmurer : « Non, non, non… » Je leurs avais promis qu’on resterait ensemble. Je ne pouvais pas les perdre. Non, non, non!

Je grattai le sol de plus en plus frénétiquement jusqu’en m’en arracher les ongles. Mes ailes sortirent de mon dos sans que je puisse les contrôler. Je grognai, réessayai encore de faire pousser ne serait-ce qu’une seule rose, mais la terre ne bougea pas d’un centimètre. Je lâchai un cri rageur.

C’est alors que sa voix résonna entre les murs de mon antre.

 « Il y a quelqu’un? »

J’arrêtai mon labeur, la respiration saccadée et remplie de colère. Comment ce faisait-il que quelqu’un m’ait trouvé? J’étais pourtant  si loin de la civilisation. Je regardai l’entrée de ma grotte, cachée par une tonne de rose et de lianes feuillues, d’un œil noir et hargneux. J’allais lui sauté la gorge, car il avait osé venir ici pour m’enlever à ce qui m’était de plus précieux; mes fleurs.

L’inconnu tassa les plantes pour dégager l’entrée de mon antre. C’était un homme, grand, les cheveux blonds et d’une musculature impressionnante. Une sorte d’halo de bienfaisance émanait de lui. Cet homme était… Sublime.

Il me regardait dans les yeux, l’air surpris. Surement ne devait-il pas s’attendre à voir une femme cachée là. Il regarda autour de lui, son regard s’arrêtant sur chaque détail de la pièce; les roses, les lianes, moi… Il poussa un sifflement admiratif.

 « Waouh, toutes ces fleurs, c’est tellement… impressionnant. Mais quoi qu’un peu excessif.»  

Comme réponse, je jetai un grognement rageur et ramenai mon attention sur la terre que j’avais grattée. Je continuai mon travail tout en murmurant : « Poussez, poussez… Pourquoi vous ne poussez pas? » Je rageais, je rageais vraiment. Pourquoi, bon sang, mes roses ne poussaient pas!?
 
- Hé,
dit l’homme tout doucement en s’approchant de moi, Calme toi, tu vas finir par te faire mal. Qu’est-ce qui ne va pas? Je peux peut-être t’aider.

- Non!
criais-je d’un cri presque bestial.

- OK, ne te fâche pas, je veux juste aider.


Il avait levé les mains vers moi, comme pour me prouver qu’il était sans défense. Son regard s’attarda sur mes mains pleines de sang noir et écorchées à force d’avoir gratté. Et c’est là que je le remarquai dans son regard; sa crainte. Il avait peur de moi. La jonction entre mes omoplates et mes ailes me brûla, me rappelant que ces dernières étaient déployées. Je devais avoir l’air d’un monstre.

Il s’approcha tranquillement de moi et s’agenouilla par terre pour être à ma hauteur.

« La terre est déshydratée, dit-il en faisant un geste de la main vers la terre labourée par  mes ongles, Les roses ont dû épuisées le sol, alors il ne doit pas avoir assez de nutriments pour permettre leur survie. »

Je baissai la tête vers le sol. Ce qu’il avait dit avait du sens. Je mis ma main à plat sur la terre, et, en effet, je ressentis un manque de nutriments. Comment n’avais-je pas pu remarquer ça plus tôt?

- Je m’appelle Alan,
me dit l’homme, Et, bon sang, pourrait-tu me dire pourquoi tu ne te préoccupe que ce petit carré de terre sans fleur, alors que le reste de cette grotte est un paradis de verdure? Ne vois-tu pas toute la beauté de cet endroit? Tu as réussi à créer un jardin de roses qui rendrait vert de jalousie tous les jardiniers de la terre entière. Pourquoi ne pas te contenter de ça?

- Parce que… J’en veux plus. Tout ça, ce n’est pas assez. Ces roses sont tous ce que j’ai.

- Crois-moi, c’est bien assez.


Il posa alors sa main sur mon bras. Une onde de chaleur se propagea alors dans tout mon corps à partir du bas de mon épaule, où Alan m’avait touché. Presque immédiatement, ma bestialité se calma. La crainte et la peur s’envolèrent tout d’un coup, et je sentis mes ailes se serrées contre mon dos pour rentrer d’où elles provenaient. La brûlure qui s'étendait autour de mon onyx s'apaisa. Je pris une grande respiration, la poitrine légère. Je me sentais tellement mieux!

Je plongeai mon regard dans ses yeux ambrés, dont de milliers de paillettes vertes y brillaient. Il semblait soulagé et un léger sourire étirait ses lèvres.

 « Ça va mieux maintenant? »

Je fronçai les sourcils.

- Mais qui es-tu au juste?

- Un gars plutôt banal, à vrai dire.


Il me tendit sa main en continuant :

« Viens, je te propose de t’installer chez moi le temps que tu te trouves un endroit où habiter. On va te trouver de quoi manger et t’habiller. Tu vas voir, ça va être génial. »

Il m’offrit son plus beau sourire, et je dois avouer que je sentis mon cœur fondre devant lui. Comme réponse à sa proposition, je lui pris doucement la main. C’est alors qu’une rose poussa sur le sol pourtant infertile, juste sous nos deux mains jointent. Elle était délicate, d’un rose très pâle, comme je n’en avais jamais fait. Ces pétales étaient minces et fines, mais nombreuses. Alan sourit en cueillant la fleur.

« Je vais prendre ça pour un oui. »

On se leva et sortit de la grotte.

Ma nouvelle vie venait alors de commencer.



IV- Qui je suis réellement?



Initiale de ton nom: JP
Age: Entre 15 et 20 ans
Sexe: Femme
Où as-tu trouver le forum ?: Mes amis Smile
Idée de nouveauté? ?: Je pense…
Es-tu enregistrer dans le répertoire de ta race: Oui
Double compte: Oui


Fiche codée par Umi sur Epicode.Ne pas retirez.
[/spoiler]


Dernière édition par Nora Rosenwald le Dim 7 Fév - 16:33, édité 1 fois

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Re: Nora / Tout perdre en voulant tout gagner

Message par Nora Rosenwald le Dim 7 Fév - 16:28

Je suis prête à valider.

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Re: Nora / Tout perdre en voulant tout gagner

Message par Carly Bluefire le Dim 7 Fév - 18:20

Parfait, je valide. J'aime beaucoup ta mutation génétique et son obsession pour les roses est impressionnante Very Happy

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Re: Nora / Tout perdre en voulant tout gagner

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